Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]


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MessageSujet: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 1 Mar - 22:42


Quand ça veut pas, ça veut pas...
I

l y a des fois, comme ça, où tout va de travers et tous les efforts conjugués au monde ne suffisent pas à faire en sorte que les choses se déroulent comme on l'aurait désiré. Cette journée était une de celles-ci, pour Mindy, et c'était pire encore alors que, la nuit tombée, et en dépit des nombreux avertissement qu'elle avait observé tout au long de la journée et qui laissaient présager que cette dernière n'allait pas s'achever de la meilleure des manières, elle avait tout de même décidé d'accomplir la mission qu'elle s'était fixée à elle-même. Sa rencontre avec Norman Osborn avait été un fiasco, elle n'avançait pas sur l'affaire Pietro, en bref, elle piétinait. Au point que, en définitive, elle pensait n'avoir de contrôle qu'au cours de ses expéditions punitives plus quotidiennes et moins alambiquées. Elle devait en l'occurrence ferrer un dealer de drogue notoire, proxénète à ses heures perdus, et commanditaire d'assassinat quand l'envie lui prenait. Ce type, ça faisait un moment qu'elle le pistait, elle connaissait ses habitudes par coeur, elle ne pensait pas que quoi que ce soit puisse faire capoter ses plans. Sauf que, au moment de l'assassiner froidement, ce n'étaient pas les cinq gros bras qu'elle imaginait qui étaient intervenus, mais une bonne quinzaine. Mindy s'était défendue, autant que possible, elle en avait abattu quelques-uns dans la foulée, mais elle devait bien le reconnaître, elle ne faisait pas le poids contre tant d'armoires à glace surentraînées. Elle avait donc dû se résoudre à une chose qu'elle détestait profondément, qu'elle exécrait entière : elle avait dû prendre la fuite. Elle s'était échappée par une fenêtre et avait rejoint sa moto, planquée dans un coin, pour filer aussi vite que possible.

Jusque-là, on fait pire, vous pourrez me dire. Même si certains gros bras étaient partis à sa suite, il y avait tout de même peu de chance pour qu'ils la rattrapent, et même si elle n'aimait pas foirer l'une de ses missions, elle avait au moins refroidi sa cible numéro un, c'était toujours ça de pris, après tout. Elle pourrait toujours revenir plus tard. Et ne pas revenir seule, cette fois. Dave n'avait pas pu être là ce soir (poisse, quand tu nous tiens), mais elle aurait sans doute dû l'attendre, au final - il risquait fort de le lui faire remarquer, d'ailleurs, ce qui ne manquait pas de l'agacer d'avance. Mais la série des emmerdes n'était pas terminée. Alors qu'elle négociait un virage dans une ruelle de Manhattan, l'un de ses pneu creva, et Mindy se vianda violemment contre le trottoir. Bon, plus de peur que de mal, en fin de compte. Mais quand elle se redressa et qu'elle constata les dégâts sur son véhicule, elle se sentit quand même particulièrement blasée. Et ce n'était pas fini, elle entendait des pas s'approcher. Peut-être qu'on l'avait rattrapée.
Jour merdique. Quoique, il était minuit une, et la personne qui approchait n'était pas celle que Mindy imaginait. La chance tournait peut-être.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 12 Mar - 15:57

Je dois avouer que la soirée se passe comme sur des roulettes pour une fois. Une nouvelle mission pour le compte de Fury, promulguée par le SHIELD et pourtant à moitié sous le radar. Parce que c’est comme ça qu’on fait les choses dans cette organisation, surtout quand on est un agent de niveau 10 et que les personnes à posséder le même niveau d’autorisations que moi se comptent sur les doigts d’une main. Bien entendu, je suis loin d’avoir accès à toutes les informations, Fury est le seul à l’avoir, mais c’est peut-être mieux ainsi. Enfin, tant qu’il ne profite pas de sa position et de son pouvoir pour détruire la Terre entière. Nous avons passé un accord lui et moi quand j’ai accepté de travailler pour le SHIELD. Je bosse pour lui en utilisant mes talents… douteux et parfois malsains et en échange, il me permets et m’aide à nettoyer tout le sang qui macule mes mains. Et il y’en a des litres et des litres. Mais je tiens énormément à cette promesse de rédemption, c’est parfois la seule ancre qui parvient à me maintenir dans la réalité, à ne pas divaguer dans mes souvenirs sans que je sache vraiment s’ils sont réels ou non. Parce que quand on a subi autant de lavages de cerveau, il est parfois difficile de faire la différence.

Ce soir, ma mission se déroule comme prévu : infiltration dans un bureau suspecté par Fury de développer une nouvelle technologie particulièrement dangereuse. Je suis entrée et sortie sans être repérée, telle l’araignée dont je porte le nom aux yeux du monde entier. Black Widow… si seulement ils savaient à quel point c’est vrai… J’ai récupéré les documents visés et j’y ai jeté un coup d’œil, une habitude que j’ai prise depuis que j’ai quitté la Russie. Juste pour savoir où je me situe et la valeur de ce que je dérobe. Car dans le milieu de l’espionnage, information est synonyme de pouvoir. Et que je compte bien augmenter mes connaissances au maximum pour pouvoir me sortir de n’importe quelle situation. Si Clint m’entendait, il lèverait les yeux au ciel en me rappelant que je ne suis plus seule et que je peux lui faire confiance, à Coulson aussi. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, encore aujourd’hui.

C’est donc clé USB bien cachée dans ma tenue de cuir classique que je repasse par les toits pour regagner l’une de mes planques, ou plus particulièrement mon appartement du moment, enfin, celui dans lequel je loge actuellement, ce qui se rapproche le plus d’un foyer. À savoir l’endroit où se trouve mon chat. Mais un bruit de crissement de pneus sur du goudron me fait tourner la tête vers la rue en contrebas. Encore un carambolage sans doute et dans ce cas je ne ferais que passer mon chemin. Pourtant, la petite silhouette que je vois s’écraser avec sa moto contre un trottoir n’a rien du civil lambda auquel je m’attendais. J’ai entendu parler d’une sorte de super-héroïne indépendante, une gamine en costume qui faisait la loi dans les rues sans répondre à une organisation comme je le fais. Je ne suis pas à 100% sûre que c’est bien elle, mais ça m’étonnerais que je me trompe. Et de là où je suis, je n’arrive pas à voir si elle est blessée ou non. Immédiatement, elle me rappelle l’ado que j’étais il n’y a pas si longtemps que ça si on regarde bien et je ne peux m’empêcher de ressentir une sorte de connexion avec la gamine. Au moins, je pourrais aller vérifier si elle va bien, peut-être l’aider avec sa bécane si elle en a besoin. C’est pourquoi je descends rapidement du toit sur lequel je me trouve, atterrissant souplement dans une allée sombre qui sert à entasser les poubelles entre deux sets d’appartements. Sortant de l’ombre, je lève doucement mes mains devant moi, montrant mes paumes vides, même si les deux pistolets sur mes cuisses sont bien visibles et que mes bracelets électriques sont attachés à mes poignets. « Sympa la bécane » je lance en indiquant la moto de la tête en m’approchant à pas lents. Je baisse ensuite les mains et m’appuie contre un lampadaire d’un air nonchalant. « Besoin d’aide ? »

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Lun 13 Mar - 22:48


Quand ça veut pas, ça veut pas...
B

on, ce n'était pas grand chose, sa bécane serait bien vite réparée, la mécanique ne semblait pas avoir trop douillé de son côté non plus, rien qu'elle ne puisse réparer d'elle-même... enfin, si elle avait le matériel adéquat à disposition, ce qui n'était bien sûr pas le cas. Sa planque (enfin, sa maison, elle devrait peut-être s'habituer à la nommer ainsi, mais elle avait trop longtemps été habituée à déménager d'une planque à l'autre pour vraiment considérer tous ses endroits comme son foyer, son foyer avait toujours davantage résidé dans la personne avec qui elle vivait, avant son père, maintenant Dave) était à un petit paquet de kilomètres de là, et elle avait préféré se blinder d'armes plutôt que du matériel de base pour palier à ce genre d'imprévus. Elle l'avait cherché quelque part. Elle imaginait Big-Daddy, dans un coin de son cerveau, lui rappeler une de ses anciennes leçons et lui faire comprendre qu'elle avait merdé. Pas besoin de le dire, elle le voyait. C'était vraiment pas sa soirée. Et elle n'avait pas franchement idée de la tournure qu'elle allait prendre alors que s'avançait vers elle une jeune femme à la violente assurance qui, si elle ne semblait pas appartenir au gang dont elle venait de refroidir le patron, ne ressemblait certainement pas à la patiente lambda. Elle leva les mains, sans doute pour lui faire comprendre qu'elle ne comptait pas l'attaquer, mais les armes accrochées à sa ceinture ne lui inspiraient pas forcément confiance.

-Je sais très bien me débrouiller seule,
répliqua tout d'abord Mindy, qui laissait s'exprimer envers elle l'immense fierté qui la caractérisait si bien. C'était plus fort qu'elle, elle avait tout le mal du monde à accepter les mains tendues, et même si elle bossait régulièrement en équipe, on ne pouvait pas dire qu'elle brillait par son absence d'individualisme. Et ce dernier était toujours un rien plus exacerbé quand elle se trouvait en présence de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Elle invoquait un certain instinct de survie. À moins que t'aies une bombe anti-crevaison planqué dans ton cosplay de catwoman, ajouta-t-elle alors, ses doigts frôlant instinctivement les armes à sa ceinture, prête à dégainer s'il prenait à la jeune femme l'envie d'ouvrir le feu. D'accord, elle ne semblait pas le moins du monde hostile, mais Mindy avait appris à se méfier d'à peu près tout le monde. Les veuves noires toutes de cuir vêtues, et armées jusqu'aux dents ne faisaient pas exception. T'es qui ? demanda-t-elle tout de même, sa curiosité dépassant d'une petite tête sa défiance. Il faut dire qu'en entendant quelqu'un approcher, elle s'était imaginé à peu près n'importe qui, mais celle qui lui faisait face n'avait pas fait partie de ses hypothèses.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 16 Avr - 22:17

Je souris doucement en sentant la méfiance provenir de la petite face à moi. Petite, car, malgré le fait qu’elle soit une adolescente, elle saurait se débrouiller mieux que trois quarts des adultes dans ce bas monde, mais pour moi, elle reste une petite à cause de son âge. Ce n’est en rien une insulte, c’est juste ma façon de voir le monde. L’intonation de sa voix, son regard et la position de son corps m’indiquent clairement qu’elle se méfie et je serais déçue si ce n’était pas le cas. N’importe qui se méfierait qu’une nana en costume noir de cuir avec des armes attachées aux cuisses et bien d’autres cachées sur son corps. Mes mains levées viennent se croiser sur ma poitrine alors que je m’approche du lampadaire le plus proche et m’adosse contre le fer froid, ignorant sa morsure sur ma colonne vertébrale. « Je n’ai pas ça sur moi, mais mon appartement n’est pas très loin… ou l’atelier de mécano du coin. » Un petit vol de rien du tout, ni vu ni connu, je serais sortie en moins d’une minute sans laisser la moindre trace de mon passage, oui, je suis autant douée que ça. Mais mon attention revient à la petite en costume dont l’apparence m’indique clairement qu’elle est une sorte de justicière dans le coin. J’ai déjà entendu parler d’elle.

Mais il semblerait qu’elle n’ait pas entendu parler de moi. Ce qui est normal, puisque mon identité reste secrète aux yeux du monde à part le SHIELD. Seulement mon appartement est enregistré à mon nom légal et encore, courtoisie du SHIELD. Être agent gouvernemental travaillant dans l’ombre a ses côtés positifs. « Je m’appelle Natasha. Et la politesse voudrait que l’on se présente en premier avant de demander le nom de son interlocuteur. » Oui, je me permets de lui faire la morale. Mais mon regard habituellement glacial qui fout la frousse à la majorité des agents du SHIELD se réchauffe un peu lorsque je la regarde de nouveau des pieds à la tête. J’ai commencé plus jeune qu’elle, mais je ne connais pas son histoire, nous avons peut-être eu des passés très différents. Pourtant, de par ses cheveux en bataille, la poussière et saleté sur ses vêtements et la gamelle magistrale qu’elle a subis il y a quelques minutes me prouvent qu’elle ne fuyait pas après un vol de bonbons. Elle sort tout juste d’un combat, je ne le sais que trop bien pour m’être retrouvée dans cette situation bien des fois. « Tu n’es pas blessée au moins ? Ça devait être une gamelle assez violente si ta bécane a finit dans cet état. » Essayons d’être maternelle pour une fois, même si ce n’est pas un instinct que j’ai développé, malgré les années. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais Clint m’a conseillé de faire des efforts pour me sociabiliser et c’est ce que j’essaie de faire, même si je ne pense pas que recueillir une gamine justicière en pleine nuit et sans doute coursée par les mecs qu’elle affrontait est ce qu’il avait en tête. Mais que Clint aille se faire foutre, je fais ce que je veux, je l’ai toujours fait et ce n’est pas lui ou Coulson ou Hill ou Fury qui vont m’en empêcher. J’ai toujours insisté sur ma liberté, même au sein du SHIELD. Ma vie privée ne les concerne pas, sauf si ça pourrait compromettre une mission. Mais ce n’est pas le cas actuellement, n’est-ce pas ? Je suis là en tant que civile dorénavant, même si la tenue n’est pas adaptée. Improvisation bonjour.

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HRP : Désolée pour l'immense retard...

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mar 18 Avr - 19:47


Quand ça veut pas, ça veut pas...
L

a jeune femme venait de s'adosser au lampadaire le plus proche, les bras croisés, semble-t-il pas le moins du monde décidée à ouvrir le feu ou à attaquer d'une manière ou d'une autre. D'accord, il en faudrait encore davantage à Mindy pour baisser les armes (métaphoriquement, cela s'entend, puisqu'elles étaient pour l'heure toujours accrochées à sa ceinture), mais elle devait peut-être commencer à admettre l'hypothèse que son interlocutrice veuille lui venir en aide et n'ait pas dans l'intention de lui faire du mal ni n'appartienne à la joyeuse bande organisée qui était sans doute encore pour l'heure à ses trousses. Elle ne répliqua rien malgré tout quand son interlocutrice lui suggéra d'aller chercher de quoi réparer son bolide chez elle. Même aux gamins lambda, on apprend à ne jamais accepter l'invitation d'inconnus, et Mindy n'avait jamais été une gamine lambda. Pour ce qui était de dérober le matos nécessaire au mécano du coin, pourquoi pas, mais elle n'avait pas la moindre idée d'où il pouvait y en avoir dans le coin. La demoiselle à perruque violette allait répliquer quelque chose, mais son interlocutrice avait embrayé, daignant répondre à sa question et se présenter. Elle se nommait donc Natasha. Soit. Voilà qui ne l'avançait à rien du tout, au final. Elle lui fit remarquer au passage qu'il aurait été de bon ton qu'elle se présente en premier. Pour toute réponse à cela, elle leva les yeux au ciel. Ce serait mal lui ressembler. Et outre le fait qu'elle n'aimait pas qu'on lui fasse la morale, son père avait préféré dès son plus jeune âge apprendre à sa fille à manier armes blanches et maîtriser combats à mains nues de toute sorte plutôt que lui inculquer les préceptes les plus élémentaires de la politesse.

-Ça va, j'en ai vu d'autres, répliqua-t-elle quand son interlocutrice lui demanda si elle ne s'était pas blessée. Elle souffrirait le martyre qu'elle ne parlerait sans doute pas différemment. Ceci dit, c'était vrai. Elle en avait effectivement vu d'autres et des bien pires... et même si le choc ne lui avait pas fait du bien, elle s'en tirait sans dommage. Elle ne pouvait malheureusement pas en dire autant de sa moto... Elle lui jeta d'ailleurs un nouveau coup d'oeil. Bon, elle allait peut-être devoir mettre son précieux égo de côté et accepter l'aide providentielle de celle qui venait de se présenter sous le nom de Natasha. Tu peux m'appeler Hit-Girl, répondit-elle alors, se redressant pour poser son regard sur son interlocutrice. Elle se présentait sous son nom de justicière, oui, elle mettait un point d'honneur à ne jamais révéler sa véritable identité. T'habites où, exactement ?

Au point où elle en était, hein...



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 3 Mai - 12:14

Je ne retiens pas mon sourire quand l’ado en face de moi se présente sous le nom de Hit-Girl. Franchement, en tant que nom de justicier combattant le crime dans les rues jusqu’à pas d’heure en évitant la police, elle ne pouvait pas trouver mieux. Mais qui suis-je pour juger un nom de code ? Même si dans son cas, ce n’est rien de professionnel, en tout cas, pas dans le même sens que pour moi. Peut-être que tous les gangsters de New York la connaissent sous ce nom là, mais pour moi, Black Widow est bien plus qu’un alias, c’est même bien plus qu’une partie de moi. Pourtant, je secoue la tête imperceptiblement pour chasser ces pensées morbides. Je n’ai pas envie de retourner dans cet endroit, la Chambre Rouge… Tout ce que j’y ai fait, tout ce qu’on m’a fait, tout ce que je suis devenue à cause de ça… Je préfère ne pas y penser, je ne veux pas y penser. Car si je me l’autorise ne serait-ce qu’une seule seconde, si j’accepte de retourner là-bas ne serait-ce que pour un instant, alors tous mes cauchemars vont resurgir et tout le boulot que j’ai fait avec Clint pour me sortir de cette mentalité de merde et des lavages de cerveau n’aura servi à rien. Je suis loin d’être parfaite et de leur avoir échappé complètement, car ils m’ont détruit pour me reforger, ils m’ont marquée à jamais, mon corps et encore plus mon esprit, mais je ne suis plus leur marionnette. Et toutes ces thérapies, je refuse de les jeter par la fenêtre juste en repensant à ces années sombres.

Impassible face à mon conflit intérieur qui ne pourrait être aperçu que dans mes yeux puisque mon visage reste de marbre, elle me pose une nouvelle question. Plus doucement cette fois-ci, avec moins d’agression et de menace, mais sans être amical non plus. Ça me va, de toute manière, elle serait débile de faire confiance à une parfaite inconnue, aussi charismatique soit-elle. « J’habite à une dizaine de minutes à pied » pour des civils lambda, ce qu’aucune de nous n’est « dans Little Ukraine. Appartement au troisième, voisinage agité comme Harlem. Tu y trouveras peut-être de quoi faire le ménage… » Un gangster ou deux, il devrait y en avoir. Comme le connard qui habite au rez-de-chaussée de mon bâtiment et qui bat sa femme Anna. Je lui ai déjà dit plusieurs fois de le quitter, mais elle continue de sortir passer le balai sur le palier avec à chaque fois un nouveau bleu sur son visage. La prochaine fois que je la vois, si elle a encore été battue, j’encastre son échec minable de mari dans le mur, camarade communiste ou pas. Enfin, camarade, cela date de l’époque de mes parents, pas de la mienne. Et entre russes, on se plante autant de couteaux dans le dos qu’on trinque de shooters de vodka. Je m’approche d’elle alors, les mains toujours à découvert et indique la moto du regard. « Tu as besoin d’aide pour la transporter ? » On pourrait la laisser là aussi, avec autant de dégâts, elle n’ira nulle part. Mais je sais que si c’était ma bécane, je ne la laisserai pas. Le mieux ce serait qu’on essaie de la pousser jusqu’à l’appartement. Car je ne compte pas aller chercher ma voiture pour la ramener, ma Corvette (compliments de Fury) est très bien là où elle est. « À deux, ça ira plus vite, Hit-Girl. » Mon argument est purement logique, il n’y a rien d’émotionnel derrière. Je suis comme ça après tout, la stratégie est encodée dans mon crâne autant que la survie.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 3 Mai - 21:21


Quand ça veut pas, ça veut pas...
S

on appart était à dix minutes à pied environ, pour des citoyens moyens, cela s'entend. Soit, c'était pas la porte à côté, mais c'était une option plus que jouable. Bon, Mindy savait bien que suivre une inconnue à plus d'un titre suspecte jusque chez elle, c'était potentiellement se jeter dans la gueule du loup (d'autant qu'elle admettait d'elle-même que le quartier qu'elle habitait n'avait rien de bien fréquenté, ce qui pouvait bien signifier qu'elle-même n'était pas ce qu'il y a de plus fréquentable) mais elle avait entièrement confiance dans son aptitude à se défendre, aussi ne s'inquiétait-elle guère et choisit de suivre son interlocutrice. Elle verrait bien ce qui en découlerait. Elle était quoi qu'il en soit curieuse d'en savoir plus sur son interlocutrice, elle songeait que la suivre lui permettrait peut-être d'en découvrir davantage. De toute façon, elle n'entrevoyait pas de meilleure option. Sa moto était toujours en rade, et elle ne se voyait certainement pas l'abandonner sur le bord de la route. Un renfort potentiellement louche mais tout de même providentiel lui était proposé, alors elle ne devait pas cracher dessus. Quand Natasha lui proposa donc de transporter sa moto, la jeune femme se fit moins bornée que précédemment, et accepta directement cette main tendue. Au point où elle en était, ce n'était pas comme si ça avait vraiment de l'importance. Elle décida donc de se laisser porter par les circonstances (sans baisser totalement sa garde pour autant). À elle seule, elle ne serait pas capable de bouger sa bécane, dans tous les cas. Et il était hors de la question de la laisser là.

-Ok, ça marche !
confirma-t-elle dans un hochement de tête. Et puis, puisqu'elles allaient manifestement passer un certain temps ensemble, portées par les circonstances (et encore, elle ignorait que les circonstances allaient les inviter à se voir plus régulièrement qu'elle ne l'aurait imaginé de prime abord), la jeune femme se permit d'interroger plus avant son interlocutrice, même si elle se doutait que cette dernière pourrait bien refuser de lui répondre. Si son interlocutrice se permettait de l'interroger, Mindy n'était pas certaine qu'elle répondrait pour sa part. Je peux savoir pourquoi le costume et l'attirail de super-espionne ?

D'accord, elles étaient deux à avoir une tenue singulière et des armes à ne plus savoir qu'en faire. Mais Hit-Girl n'était pas convaincue du fait que son interlocutrice ait la même "excuse" qu'elle à cela. A moins qu'elle fasse bel et bien partie de cette multitude de justiciers qui sillonnaient New York ? Peut-être même la connaissait-elle mais n'en avait pas conscience ? Non, elle en doutait un peu... Mais quoi qu'il en soit, elle espérait bien réussir à obtenir ne serait-ce qu'une ou deux réponses à la multitude de questions qu'elle pouvait bien se poser.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Sam 13 Mai - 20:11

Rassurée qu’elle accepte, je souris un peu plus sincèrement, mon masque de glace poli à la perfection se brisant un peu. Je n’ai pas de raison de lui mentir ou de faire semblant, surtout si je tiens à gagner sa confiance, même si en soit, je pourrais très bien la laisser là sur le bord de la route. Mais j’ai envie de l’aider cette petite, sans doute parce qu’elle me rappelle moi-même quand j’avais son âge. Je l’aide donc à soulever sa bécane, en profitant pour l’observer plus en détail. Mon regard expert glisse sur les différentes fonctionnalités, le design de la carrosserie, l’esthétique, mais aussi tous les aspects techniques qui en font une bonne moto. Personnellement, je n’utilise pas très souvent les motos puisque j’ai tendance à les détruire, car souvent on me tire dessus, mais je sais en apprécier une belle quand j’en vois une. Je note aussi les dégâts sur l’une des roues, les rayures qui ont enlevées la peinture lors du choc. Une bombe anti-crevaison j’en ai une, mais pas de peinture pour la retaper. Et il me semble que Hit Girl s’en fiche de la peinture. Elle m’a l’air d’être comme moi : ignorer les détails pour la survie et ne pas les laisser lui prendre la tête.

Alors que nous marchons en direction de mon quartier, vient une nouvelle question et j’hésite franchement à répondre. Le protocole du SHIELD dans ces cas-là serait de mentir, même si je suis un agent officiellement reconnu avec le badge et tout. D’ailleurs le symbole du SHIELD est bien visible sur mon épaule, cousu sur mon catsuit. Alors autant ne pas lui mentir. « C’est ma tenue de travail. » Je lâche lui guidon d’une main pour tapoter l’aigle cousu sur mon épaule. « Le SHIELD, tu connais ? » Si elle est bien la justicière que je pense, elle devrait au moins avoir entendu parler de l’organisation pour laquelle je travaille. Même si c’est relativement secret, c’est une organisation officielle, avec un siège à Washington qui est difficile à rater. Nous avons été assez présents récemment, surtout avec le Nouveau Mexique où Clint a été envoyé avec Coulson ou encore auprès de Monsieur Stark qui a tellement fait parler de lui dans les médias que je suis étonnée qu’il arrive encore à passer une porte avec son égo surdimensionné. Je replace ensuite ma main sur le guidon, mon regard tourné vers l’avant, mais je continue de surveiller Hit Girl dans le coin de mon regard. Non pas parce que je ne lui fait pas confiance, mais pour guetter sa réaction à mon travail et surtout mes affiliations. « Une espionne, c’est exactement ce que je suis. » Je suis mortellement sérieuse et aucun sourire n’orne mon visage, ne laissant aucune place à une blague potentielle.

Quant à la raison de ma présence dans les rues de Manhattan, c’est en rapport avec une mission pour Fury. Je sens toujours la clé USB dans la doublure de ma combinaison, véritable preuve que ma mission fut un succès. De retour à l’appartement, je devrais préparer mon rapport et si je termine assez tôt avec Hit Girl, je retournerais au point de dépôt que m’a indiqué Fury avant de lui faire mon rapport en personne. La version papier suivra demain. Contrairement à Clint, je préfère faire mes rapports dans les quarante-huit heures qui suivent une mission, la procrastination, très peu pour moi.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 14 Mai - 9:44


Quand ça veut pas, ça veut pas...
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uand la jeune femme lui apprit que l'accoutrement qu'elle portait était sa tenue de travail, Mindy dut bien reconnaître être plus encore intriguée. Il faut dire qu'elle était assez curieuse de savoir quel sorte de travail nécessitait un tel attirail, même si au fond, elle n'était pas mieux placée pour parler, vêtue comme elle était en cet instant, elle n'était pas moins en tenue de travail qu'elle... c'était juste que ce que Mindy s'était imposée pour travail ne lui garantissait ni salaire ni assurance maladie. Natasha tapota du bout des doigts l'insigne cousu à sa manche. Mindy n'y avait pas prêté garde sur le moment, elle ne l'avait même pas remarqué, à vrai dire, pourtant, ce symbole, sans lui être coutumier non plus, lui était quand même familier sans qu'elle sache se souvenir d'où elle l'avait déjà vu exactement, et en quelles circonstances il lui avait été offert de le voir. Elle eut le déclic quand son interlocutrice lui donna le nom de l'organisation pour laquelle elle travaillait. Oui, elle avait entendu parler du SHIELD, et c'était sans doute la moindre des choses pour n'importe quel super-héros un tant soit peu informé qui tenait à faire convenablement son travail. Elle avait même déjà rencontré l'un de leurs agents, mais elle ne se souvenait pas que sa tenue ressemblait à cela, peut-être parce qu'il s'agissait d'un homme, va savoir. Le cuir moulant sur une physionomie telle que celle de Natasha attirait sans doute plus aisément l'oeil. Donc, la jeune femme était bel et bien une espionne, une espionne pour le SHIELD. Mindy était assez surprise que son interlocutrice le lui apprenne sans chercher à démentir, mais sa tenue, qui parlait assez pour elle-même, pouvait difficilement permettre des excuses de type : "C'est comme ça que je m'habille tous les jours", comme Mindy aurait été moyennement crédible si elle avait prétendu être en train de promener le chien.

-Si c'est le cas,
fit Mindy qui préférait garder une certaine réserve, par principe, même si elle ne remettait pas vraiment la parole de son interlocutrice en doute, c'est plutôt cool. Et effectivement, ça tenait même du doux euphémisme. Et donc là, t'es en train d'interrompre une mission d'extrême urgence pour m'aider à trimballer ma bécane, c'est ça ?

Non, ça ne devait pas être ça, mais puisque Natasha avait sorti son bleu de travail, c'était qu'elle devait logiquement être en train de travailler, non ? Et si c'était le cas, Mindy ne pouvait s'empêcher de se demander à quoi. Elle n'aurait sans doute pas de réponse à cette question, en tout cas le pensait-elle, c'était sans doute au-delà du confidentiel. Mais on ne rencontre pas une espionne du SHIELD tous les jours, alors forcément, elle s'autorisait à se montrer un tant soit peu curieuse.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Sam 27 Mai - 22:50

Je souris lorsqu’elle me révèle trouver mon travail plutôt cool. Je vois bien là notre différence d’âge et, malgré nos points communs, notre différence d’éducation. Différence de culture aussi. Elle doit être dans sa fin d’adolescence, peut-être un peu plus jeune, c’est difficile à dire sans voir son visage intégralement. Différence d’éducation ensuite ou plutôt du degré d’à quel point la vie a été une salope. Je ne la juge pas et elle a du en voir des vertes et des pas mûrs dans sa vie pour se trouver dans les rues la nuit en train de faire le boulot des flics du coin sans jamais demander paiement. Mais elle n’en a pas vu comme moi, elle ne s’est probablement pas faite violer à l’âge de neuf ans, n’a pas été endoctrinée et torturée, brisée par une organisation secrète et mafieuse. Mais après tout, je ne veux pas m’avancer, je ne la connais pas plus que cela, je pourrais me tromper. Et enfin, différence de culture, car chez les russes, nous n’avons pas de fascination pour les super-héros, la plupart des gens sont soit des paysans, soit des mafieux, même aujourd’hui. On deal en sang ou en vodka dans mon pays glacial. Les seuls héros que nous avons eues sont Lenin et Staline et encore, c’est uniquement du à un culte de la personnalité. Les deux auraient du finir au bûcher comme beaucoup d’autres hommes politiques. Mais des régimes tombent chaque jour et je suis simplement satisfaite de cela.

« Ne te flatte pas, la justicière. C’est juste une coïncidence que je sois passée par là. » Mes paroles sont peut-être froides, mais mon sourire rieur reste plaquée sur mes lèvres, indiquant mes véritables émotions. « Et c’est confidentiel. » La phrase favorite de Coulson. Il déteint sur moi. Néanmoins, je ne peux pas lui révéler d’informations, pas la moindre petite chose sur ma mission terminée pour aujourd’hui. Pas même qu’elle fut un succès, rien. Le SHIELD ne rigole pas avec les protocoles et je suis passée par suffisamment de remises en examen pour ne pas vouloir me retaper le détecteur de mensonges de Fury. Elle n’a pas besoin d’en savoir plus, elle en sait suffisamment, peut-être même trop, mais ce n’est pas comme si j’agissais dans l’ombre la plus totale. De part le métier qu’elle a décidé de faire, elle sera amenée à rencontrer le SHIELD tôt ou tard, c’est inévitable. Alors je peux me permettre le loisir de lui révéler mon affiliation et d’arrêter ce sujet de conversation à ce moment-là avant que rien d’autre ne soit révélé.

Nous finissons alors par arriver dans mon quartier et l’escalier de pierre devant la bâtisse, tellement cliché des architectures américaines des années 20 (on n’avait pas du tout ça en Russie), se trouve à quelques mètres à peine. Pourtant, je tire légèrement sur le guidon de la bécane pour la faire tourner à gauche, dans la ruelle qui mène aux garages. Personne d’autre que moi ne possède de voiture dans le bâtiment, alors j’ai toute la place pour moi toute seule, même si je n’utilise que la porte m’étant réservée. «  La bombe se trouve dans le coffre de ma voiture. » J’explique. Je lâche alors sa moto pour déverrouiller la porte du garage à coup de code à dix chiffres. Oui, j’ai vraiment des choses précieuses là-dedans et ce n’est pas étonnant aux USA de protéger sa propriété privée avec toutes sortes de moyens. Il y a aussi l’avantage de ne pas avoir de clé à se trimballer pour quelque chose d’aussi trivial. La porte du garage fini par se lever après un petit coup sec de ma part pour l’aider à se lever complètement, révélant le devant de ma Corvette Chevrolet Stingray noire. Mon petit bijou favoris que je ne troquerai pour aucune Lamborghini, peu importe ce que dira Stark. Faisant le tour de la voiture à la carrosserie brillant sous la vieille ampoule au plafond, j’ouvre le coffre et fouille un instant avant d’en sortir une bombe anti-crevaison et de la lancer à Hit Girl.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Lun 29 Mai - 22:43


Quand ça veut pas, ça veut pas...
M

indy ne fut pas vraiment surprise d'entendre son interlocutrice lui affirmer que la mission sur laquelle elle travaillait était confidentielle. Comme toutes les missions sur lesquelles elle travaillait certainement, la vie trépidante des super-espions (ou des espoirs tout court d'ailleurs), en somme... La justicière aurait adoré en découvrir davantage, mais elle comprenait bien que c'était peine perdue, alors elle choisit de ne pas insister. Cette rencontre était pour le moins singulière, mais elle ne devait sans doute aboutir qu'à une seule et unique chose : l'aider à réparer sa bécane avant que leurs chemins ne se séparent pour ne plus jamais se recroiser. Ce qui était certain, c'est que même si cette rencontre ne devait être qu'un bref épisode de sa vie de super-héroïne, Mindy en garderait un évident et durable sympathie. Cette femme inspirait une certaine sympathie à la jeune fille, qu'elle ne s'expliquait pas vraiment par ailleurs, car rares étaient les individus qui pouvaient se targuer d'avoir eu droit à sa sympathie, mais aussi un certain respect, qu'elle ne s'expliquait pas totalement non plus, puisqu'elle ne savait rien de cette femme si ce n'est ce que cette dernière acceptait de lui dire, et ce qu'elle acceptait de lui dire pouvait être tout aussi bien réel que totalement fictif.

Bref, finalement, elles arrivèrent au fameux garage, où Natasha apprit à Mindy que sa bombe anti-crevaison se trouvait dans le coffre de sa voiture. Et quelle voiture ! Mindy avait déjà roulé de jolis spécimens (rarement en ayant l'âge d'avoir le permis, et jamais en l'ayant réellement, puisqu'elle était devenue hors-la-loi avant même d'avoir l'âge d'envisager de le passer, ce qui de toute façon l'aurait singulièrement emmerdée, même blanche comme neige elle aurait sans doute évité l'épreuve), mais celui-ci jamais, et elle adorait. Son interlocutrice avait du goût. Elle s'en était doutée, mais voilà que ça se confirmait.

-Sympa, la bagnole
, observa Mindy en attrapant au vol la bombe anti-crevaison que lui lança Natasha, en guise de remerciement. Ça paye bien, le SHIELD, on dirait. Je devrais peut-être penser à me reconvertir.

Ou pas. Certainement pas en fait. Elle ne serait absolument pas taillée pour le rôle, d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, ces mots prononcés, Mindy retourna en direction de sa moto. Si elle avait bien envie (pour une fois) de ne pas fausser compagnie à son interlocutrice pour en découvrir davantage sur elle, elle n'oubliait pas non plus ses priorités. D'abord réparer sa moto, ensuite rentrer chez elle en espérant que les molosses qui l'avaient poursuivie jusqu'ici avaient renoncé à la retrouver après avoir constaté qu'elle leur avait fait faux bond. Elle n'était pas forcément fière de ses performances du soir, mais au moins, elle n'avait pas tout perdu non plus.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 11 Juin - 23:20

Un sourire franc éclaire mon visage lorsque Hit Girl me fait part de sa possible reconversion en agent du SHIELD. Bien entendu qu’elle rigole, vu son costume de justicière et ce que j’arrive à deviner sur elle rien qu’en la regardant (observer les gens est devenu une seconde nature depuis que j’ai été formée par la Chambre Rouge), elle ne serait pas du tout le genre à entrer dans le SHIELD. Même si Coulson essaierait de la convaincre, elle lui dirait d’aller se faire foutre profondément. Et je donnerai une centaine de dollars pour assister à la scène, mais ça c’est une autre histoire. « Cadeau de mon boss après une mission où j’ai failli crever. Pour changer, tiens. » Rien que cette phrase en dit beaucoup plus sur Budapest que tout ce que je laisse sous-entendre aux nouvelles recrues qui osent me poser des questions sur Budapest. Ce fut l’une des missions les plus délicates de ma carrière, l’une de mes missions les plus délicates avec Clint en plus et ce fut même plus délicat encore qu’Odessa, donc c’est dire. Fury n’a pas l’habitude de faire de cadeaux, sauf dans ce genre de situation extrême. Et je ne vais pas me plaindre, s’il y avait un modèle de voiture que je voulais, c’était celui-là. Je n’ai pas des goûts de merde après tout.

Laissant Hit Girl se débrouiller avec la moto, je ferme le garage, verrouillant le cadenas d’un coup sec avant de m’adosser contre la porte fermée pour observer l’adolescente. Si elle a besoin de mon aide, qu’elle se manifeste, sinon je ne compte pas entrer dans son espace vital. Elle tout comme moi respectons l’espace vital des autres et ne sommes pas le genre à empiéter, c’est l’une des conclusions que j’ai pu tirer de nos conversations purement pratiques et utiles. Et pendant que Hit Girl travaille, mon regard se porte vers la fenêtre de mon appartement, celle de la cuisine qui donne sur une terrasse que je peux voir de là où je me trouve. « Ma planque du coin est le numéro 22B, dernier étage. Si un jour tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux toujours glisser un mot sous la porte. » Le plus utile serait de lui donner un numéro de téléphone, mais comme je change d’appareil à chaque nouvelle mission, SHIELD protocoles, ce serait inutile et que le mot sous la porte c’est ce que je peux faire de mieux. Même si elle ne le fera sans doute pas, je préfère lui tendre cette opportunité, au cas où. « Ou boire un jus de fruit dans cinq minutes si tu veux. Cherche pas, t’es trop jeune pour de l’alcool et ce n’est pas moi qui vais te bourrer la gueule. »

L’instant d’après, une ombre noire atterrit sur le garage, le poids léger du petit monstre faisant à peine un bruit sur le toit de tôle. Le chat noir, petit en taille et masse, descends, s’approche de moi et vient se frotter contre mes jambes. Je me baisse juste suffisamment pour lui permettre de grimper sur mon épaule. « Tu ne pouvais pas attendre cinq minutes de plus, Liho ? Je n’allais pas tarder à monter, espèce de petite saloperie. » Malgré l’insulte, mon ton est doux, presque maternel. Le chat observe Hit Girl de ses grands yeux verts, ronronnant sous mes caresses. Puis, aussi vite qu’elle est arrivée, la chatte quitte son perchoir sur mon épaule pour venir doucement renifler, d’abord la roue avant de la moto, puis les bottes de Hit Girl, comme au ralenti, son corps tendu indiquant qu’elle est prête à s’enfuir au moindre signe de danger. C’est fou tout de même à quel point ma petite bête noire me ressemble et s’est adaptée à mon rythme de vie. Clint est persuadé qu’elle a été envoyée par une force supérieure, mais je ne crois pas en ces choses-là, malgré le fait que la majorité des personnes possédant mes origines est croyante. Silencieuse, j’observe Liho renifler doucement Hit Girl, un sourire éclot sur le coin de mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 14 Juin - 15:49


Quand ça veut pas, ça veut pas...
N

atasha apprit à sa jeune interlocutrice que la voiture qui lui faisait à l'instant de l'oeil était un cadeau accordé par son boss à son espionne de choc après une mission périlleuse qui aurait bien pu lui coûter la vie. D'accord, elle voyait un peu l'ambiance... d'un autre côté, au moins, son patron ne se foutait pas de sa gueule quand il cherchait à garder ses meilleurs agents de son côté. Mindy avait un peu connu ce genre de système de son côté, en compagnie de Big Daddy, sauf qu'en l'occurrence, quand elle avait manqué de crever lors d'une mission ou l'autre, ce n'était quand même pas une bagnole, qui lui accordait. Elle se souvenait de ce type qui avait bien failli lui exploser la cervelle la veille de ses six ans. Pour toute récompense, son père lui avait offert un milk-shake à la fraise. Ceci dit, ça restait de très loin le meilleur milk-shake qu'elle ait jamais mangé de toute sa vie, donc en fin de compte, ce n'était pas bien grave, ce n'était pas grave du tout, même.

Bon, dans tous les cas, belle caisse ou pas, une organisation telle que le SHIELD ne serait clairement pas faite pour Mindy, c'était en tout cas ce dont elle ne pouvait que constater en penser. La jeune femme ne dit rien, elle se contenta de s'affairer à la réparation de sa moto. Bientôt, elle serait comme neuve. Elle avait presque fini quand son interlocutrice reprit la parole. Elle lui communiqua l'adresse de sa planque... Mindy ne savait pas si cela pourrait bel et bien lui servir, mais elle retenait précieusement l'information malgré tout. Après tout, on ne sait jamais ce qu'il pouvait en être, et force lui était de reconnaître que le courant passait plutôt bien avec l'agent du SHIELD. Il ne faut pas négliger de bons contacts quand on peut en avoir sous la main. Et puis, au final, c'était sans doute l'une des choses dont elle manquait le plus cruellement : un réseau. Même si cela allait finir par changer. Elle se contenta de hocher la tête avant d'entendre son interlocutrice lui faire une demande moins impersonnelle. Elle s'apprêtait à répondre quand une petite boule de poiles noirs fit son intervention, approchant sa maîtresse avant de renifler du bout du museau l'intruse qu'elle devait être.

-Mignon
, reconnut-elle quasiment à contrecoeur tout en jaugeant des yeux la bestiole en question, qui effectivement, était plutôt chou, même si Mindy avait toujours mis un point d'honneur à ne rien trouver trop mignon, justement, juste parce que c'était trop... "facile". Oui, c'est débile. Elle se reconcentra sur son bolide, en quelques minutes, tout était réparé, elle se frotta les mains avant de tourner à nouveau le regard vers Natasha. T'as quoi, comme jus de fruits ?

Elle ne cherchait même pas à discuter outre mesure, elle n'aimait pas l'alcool, de toute façon.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Ven 7 Juil - 18:22

Clint m’a toujours dit que les chats sont d’excellents juges de caractère. C’est même lui qui m’a plus ou moins forcé la main quand il s’agit de la boule de poils puisque j’avais mis un point d’honneur à ne pas la laisser entrer chez moi, à ne pas la nourrir sauf si j’avais des restes que j’allais jeter. Plus d’une fois je l’ai vue à ma fenêtre, grelottant sous la pluie battante, mais je n’ai pas ouvert. Tout ce qui nous liait c’étaient quelques soirées que j’ai passées sur mon balcon/terrasse, assise sur le rebord avec un pied dans le vide, un verre de vin à la main et le chat à côté de moi, me tenant compagnie en silence. Puis Clint m’a fait remarquer que je devrais laisser mon chat rentrer. Et une seule exception s’est transformée en dix puis en vingt et me voilà avec la boule de poils sur les bras. Mais elle est particulièrement intelligente et s’adapte parfaitement à mon travail. Elle peut rester seule avec la fenêtre ouverte durant des jours sans crever. Pour les longues missions, notamment celles de quelques mois, je sais que je peux compter sur Clint ou même sur Isaiah, le co-gérant de ma toile.

Quand elle a fini de renifler, elle revient vers moi et se niche sur mon épaule sans que je n’ai besoin de la tenir. Après tout, elle est sur mon dos durant mes séances de yoga, grimper sur mon épaule c’est du gâteau pour elle. « Je dois avoir de l’ananas il me semble et des trucs moins exotiques comme du jus d’orange et de pomme. » Majoritairement pour Clint, qui râle à chaque fois qu’il vient chez moi. Quel grand gamin celui-là… M’enfin, l’orange c’est pour le petit déjeuner et la pomme pour les cocktails de Maria… « C’est par-là » je lance en contournant le bâtiment. « Tu peux laisser ta moto ici, il ne devrait pas y avoir de soucis. » Et puis on peut la voir depuis ma fenêtre… Entrant dans le bâtiment, j’entends immédiatement les cris du mari d’Anna provenant de la porte directement à droite de l’escalier. Et pour la première fois, je suis étonnée de croiser Anna près des boîtes aux lettres et non pas en train de subir le courroux de cet enfoiré. Elle me sourit, me lançant un regard appréciatif comme quoi elle a bien compris mes paroles de la dernière fois et qu’il ne faut pas prendre mes menaces à la légère. Néanmoins, je remarque qu’elle boite légèrement. « Anna, c’est lui qui t’a fait ça ? » J’indique sa porte d’un signe de tête. Elle soupire. « Non, Natalia. J’ai glissé dans l’escalier. » Je serre la mâchoire et les poings, acceptant pour l’instant le mensonge même si je me promets de descendre dans la soirée pour régler son compte à ce connard gueulant. « Fais attention à toi. » Elle hoche la tête et retourne dans l’appartement. Après quelques secondes, les cris se calment, remplacés par le bruit d’une télévision tournée à fond. Nous en avons déjà parlées de son crétin de mari irrespectueux et il est temps qu’elle en soit débarrassée. Elle ne veut pas partir, me dit tout le temps qu’elle ne peut pas, que ce n’est pas dans les traditions slaves, que ce serait une honte pour sa famille et qu’elle est trop vieille pour ces conneries. Je soupire à mon tour, récupère les quelques lettres adressées à madame Rushman dont la moitié finiront à la poubelle avant de grimper dans l’escalier.

Une fois dans mon appartement, Liho quitte son perchoir pour reprendre sa place favorite sur le canapé. La décoration est presque inexistante, puisque je considère cet appartement comme une planque et non pas un foyer. Les seuls éléments personnels sont les armes cachées et invisibles pour ceux qui ne savent pas où les chercher ainsi que la petite collection de livres classiques sur une bibliothèque. Ça et le ficus dans le salon que Clint a tenu à me refiler. « Fais comme chez toi » je lance à Hit Girl en me débarrassant de ma veste dans l’entrée et de mes chaussures, les autres vêtements et accessoires de l’entrée tous noir comme si je tenais une boutique de vêtements pour enterrement. Dans la cuisine, je dépose les trois bouteilles – ananas, orange et pomme – sur le comptoir, avec deux verres, avant de remplir la gamelle du chat. Sauf que dans mon verre, je me sers de la vodka pure avant de m’assoir sur le comptoir en attendant que Hit Girl choisisse.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 9 Juil - 9:19


Quand ça veut pas, ça veut pas...
M

indy n'était pas forcément très rassurée à l'idée de s'éloigner de son précieux bolide, enfin remis d'aplomb, mais elle choisissait de faire confiance à Natasha... jusqu'ici, elle n'avait pas eu à le regretter, alors si elle lui disait que sa moto ne risquait rien, alors c'était qu'elle ne risquait rien... Enfin, il y avait intérêt, tout de même... Bref, elle choisissait donc de suivre son interlocutrice et de lui faire confiance, ça ne lui ferait dans tous les cas pas de mal de se poser un peu, et un verre de jus de pomme, ça pouvait n'avoir l'air de rien, mais ça lui ferait quand même du bien, à n'en pas douter. Mindy suivit Natasha, tandis qu'elle lui faisait contourner le bâtiment. Une fois dans l'entrée, elles pouvaient entendre distinctement les cris d'un homme manifestement en colère... et de ce que Mindy put comprendre de la conversation entre l'agent du SHIELD et la femme qu'elles croisèrent au niveau des boîtes aux lettres, cette pauvre dame était l'épouse de l'autre cinglé qui braillait à s'en faire exploser les poumons. Les mots qu'elles s'échangeaient étaient assez éloquents. De toute évidence, l'autre salaud frappait sa femme. Les poings de Mindy se serrèrent instinctivement. Elle détestait ça, elle détestait ce genre d'individus, et elle était rarement clémente avec eux. Bon, elle ne s'était jamais attaquée à un mari violent, elle se contentait d'ordinaire de proxénètes et autres dealers de drogue et mafieux de plus ou moins bas étage. Il n'empêche que si elle devait vraiment croiser ce type, elle lui ferait passer l'envie de gueuler... mais bon, si elle considérait que c'était ses affaires (parce que la détresse d'une seule personne devrait être l'affaire de tous, selon elle), mais elle se doutait que Natasha veillait au grain. Ça s'entendait, dans leur conversation.

Elles finirent donc par rejoindre l'appartement de Natasha, qui lui rappelait à s'y méprendre les différentes planques qu'elle avait habitées. Pas de déco, un ensemble impersonnel... En même temps, elle ne vivait pas là pour se construire un nid douillet. Pour sa nouvelle maison, c'était une autre affaire. Il y avait, pour une fois, de la déco autres que des armes de tout genre accrochées aux murs... mais bon, ça, elle le devait à Dave et à sa réserve de posters en tout genre. Mindy retira ses chaussures et posa sa veste en cuir sur le porte-manteau, révélant sa tenue de super-héroïne, comme d'habitude tachée de sang, elle avait vraiment envie de retirer, qui commençait à la gratter terriblement, mais elle s'abstint. À la place, elle se servit d'un bon verre de jus de pomme. Ça faisait du bien par où ça passait.

-T'as jamais pensé à... le faire taire, ton connard de voisin ?




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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 19 Juil - 0:17

C’est donc sur le jus de pomme que se porte le choix de ma nouvelle connaissance. Je souris dans mon verre, j’ai toujours été prédisposée à l’observation, mais avec mes antécédents, c’est devenu une déformation professionnelle. La pression de ma main sur mon verre se resserre dès que l’autre enfoiré de voisin est mentionné et je prends le temps d’observer Hit-Girl de la tête aux pieds, son costume de justicière taché de sang. Elle en a vu des vertes et des pas mûres dans sa vie, ce n’est pas une histoire de violence conjugale qui la traumatisera. D’ailleurs, malgré son jeune âge, ça m’étonnerait que beaucoup de choses la traumatisent. Je ne réponds qu’après avoir fini mon verre de vodka cul sec, comme pour me donner du courage. « Le menacer deux fois avec une arme de plus en plus imposante à chaque fois, tu veux dire ? » Je soupire. « Si ça ne tenait qu’à moi, il se serait déjà retrouvé à l’hôpital en battant le record mondial d’os brisés en une seule fois. Mais je pense surtout à Anna. Malgré ce que ce connard lui fait, elle essaie de sauver son couple. Du moins, c’était le cas avant, mais aujourd’hui j’ai bien vu qu’elle est prête à passer à autre chose. Je veux l’aider, mais je ne veux pas détruire sa vie encore plus, elle a assez souffert. Je ne dis pas que je vais la laisser dans la merde, je veux juste le faire de la meilleure manière pour elle, c’est tout. Tout le monde n’est pas capable de s’adapter à une nouvelle vie. Et puis, des connards comme ça, c’est pas le premier que je rencontre… » Je grimace alors que certains souvenirs datant encore de la Chambre Rouge refont amèrement surface. « Ils méritent tous de crever, avec divers degrés de souffrances. Tuer quelqu’un est facile, le faire souffrir est un art. » L’une de mes meilleures phrases, d’après moi. Je peux presque voir Clint soupirer en levant les yeux au ciel, mais avec ce petit sourire en coin qui indique qu’il est au moins en partie d’accord avec moi. « Mais Anna a l’air prête cette fois. Alors demain, je vais aller casser des culs. Et lui organiser un déménagement si elle le souhaite. » Ce qui signifie aussi falsifications de preuves, d'excuses bidons auprès des autorités et une potentielle nécessité de se débarrasser d'un cadavre s'il ne veut vraiment pas la lâcher, mais je pense avoir trouvé le bon moyen pour le persuader gentiment de laisser Anna tranquille pour le reste de sa misérable vie de connard.

J’attrape la bouteille de vodka et me verse un autre verre pour la peine. Parler des connards de ce monde m’a toujours donné envie de me noyer dans l’alcool. Le monde est parfois un endroit bien dégeulasse quand même. Liho a fini sa gamelle et vient se frotter les pieds contre la demoiselle, puisque les miens sont indisponibles vu que je suis assise sur le comptoir. « Je te fais confiance quand tu rentreras chez toi, mais ne fait rien à mon voisin. Je te demande juste de ne pas me retirer le plaisir de lui fracturer un pourcentage important de ses os. » Ces paroles auraient pu en effrayer certains et m’auraient certainement fait interner dans n’importe quel contexte public et normal. Mais c’est la pure vérité. Demain, j’irai tabasser mon voisin uniquement parce qu’il s’en est pris à Anna. Et le fait qu’il soit encore en vie est la preuve de ma patience puisque j’aurai pu lui coller une balle entre les deux yeux depuis des semaines. Mais je tiens à Anna et entre femmes slaves, on se soutient comme on peut. On a toutes les deux survécu au communisme et avoir cherché refuge en Occident, même si nos situations sont bien différentes. Mais, même si je ne la partage pas, je comprends sa mentalité de vouloir sauver sa famille, son couple. Nous slaves, nous Russes sommes comme ça. Et Anna ne peut pas être un caméléon et changer brutalement de vie, surtout d’expliquer aux autorités et services sociaux pourquoi son mari a été assassiné, si jamais je me la joue pas discrète. Cette situation est donc à prendre avec des pincettes. Mais bon, j’ai eu des missions plus difficiles que ça.

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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Mer 19 Juil - 16:38


Quand ça veut pas, ça veut pas...
L

e menacer avec des flingues à chaque fois plus imposants (et elle sentait que c'était l'expérience de Natasha qui parlait), c'était une bonne idée, en effet, mais elle trouvait que ça restait une proposition très gentillette malgré tout. On pouvait peut-être considérer que la violence conjugale était un "moindre crime" en comparaison de meurtres, de viols, d'attentats ou d'autres horreurs du même acabit, mais Mindy n'était pas forcément d'accord. Le souffrance psychologique éprouvée par la victime valait que l'on fasse payer le prix fort au bourreau, et Mindy n'avait l'habitude de menacer, surtout avec des armes à feu, que pour tirer dans la seconde qui suivait. Si ce sale type n'avait toujours rien voulu entendre, elle considérait qu'il était temps de passer à la vitesse supérieure. Bon, en toute logique, ça ne la regardait pas... mais c'était le rôle de tout justicier, justement, non, de s'intéresser à ceux qui n'auraient jamais dû attirer notre regard, dans le seul et unique but de rétablir la justice, qu'importe envers qui l'injustice était commise. Elle appréciait davantage le scénario qui impliquait de briser le plus d'os possible à ce fin connard. Ce genre de méthodes lui parlait déjà beaucoup plus, force lui était de le reconnaître. Mais apparemment, Natasha avait préféré attendre. Et Mindy acceptait de croire qu'elle avait eu ses raisons pour cela, et de bonnes raisons, qui plus est. "Tuer quelqu'un est facile, le faire souffrir est un art"... C'était une jolie phrase, Mindy approuvait, en tout cas. Elle songeait même qu'elle serait bien capable de la ressortir à l'occasion, quand bien même la formule se voyait "copyrightée".

Bon, dans tous les cas, Natasha avait manifestement réfléchi à la manière de résoudre cette histoire, et visiblement, elle avait une bonne idée de la manière dont s'y prendre pour également préserver sa pauvre voisine, la victime manifeste de toute cette histoire. Mindy ne connaissait pas bien encore Natasha, mais elle avait envie de croire que leurs méthodes et leurs convictions se rejoignaient à plus d'un titre, ce qui justifiait sans doute qu'elle parvienne soi bien à s'entendre avec elle, à se sentir en confiance, alors même qu'elle était d'un tempérament fondamentalement solitaire, du moins si l'on omettait Dave, bien sûr.

-Bon, OK, je te le laisse,
répondit-elle alors. Mais elle changerait peut-être d'avis si son interlocutrice devait mettre un peu de temps à l'ouvrage, elle comptait bien garder ce type dans son collimateur, en tout cas, quoi qu'il en soit. Elle vida son verre de jus de pomme. Faut pas trop que je tarde. Même si elle avait apprécié son aide et son hospitalité, elle n'avait pas l'intention d'en abuser non plus. C'était cool, de faire ta connaissance.

Et de sa part, il fallait vraiment prendre ça pour un compliment sincère.



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MessageSujet: Re: Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]   Dim 23 Juil - 19:08

Notre conversation et notre rencontre même semble se terminer sur ce verre de jus de pomme vidée et la promesse de souffrance destinée à mon voisin. Et ça me va parfaitement. Je hoche la tête à ses paroles, m’autorisant un sourire l’espace de quelques secondes pour confirmer que mon voisin ne sera plus un problème très longtemps, pour Anna, mais aussi pour n’importe qui d’autre. « De même. Tu sais où me trouver si tu as besoin. Bien qu’il se pourrait que je ne sois pas là, le SHIELD et tout. » Et que Fury m’envoie en général sur des missions délicates, non pas que je me plaigne. Mais le temps des adieux doit bien venir un jour, je ne le sais que trop bien, c’est pourquoi je dépose mon verre de vodka à moitié vide sur le comptoir avant de m’approcher de Hit-Girl. « À bientôt, Hit-Girl. » Je lui ensuite la main, comme pour sceller notre rencontre. Nous risquons de nous revoir à New York, ce n’est pas comme si nos chemins allaient complètement dériver. Car même si nous ne travaillons pas dans le même domaine, nous avons affaire aux mêmes types.

Une fois Hit-Girl partie, j’ouvre la fenêtre de la cuisine pour que Liho puisse sortir sur la terrasse et le chat ne se fait pas prier, comme si elle savait que ce que je m’apprête à faire ne va pas être joli. Ce n’est qu’une bonne heure après que Hit-Girl soit partie, que le ciel est noir et que l’on entend de nouveau les cris du connard de mari d’Anna que je sors de ma torpeur, quittant mes pensées qui m’avaient emmenée vers des endroits non-plaisants que je souhaiterais oublier. Je me suis retrouvée dans une situation similaire à celle d’Anna autrefois. Mariée, abusée, trahie. Il ne m’avait pas battue, non, il n’en avait pas le temps. Il est mort avant. Une fois que je l’ai retrouvé alors que je le croyais mort. Ah le KGB et ses secrets… Toujours est-il qu’aujourd’hui, Alexei Shostakov, alias le Gardien Rouge est bel et bien mort et enterré. Je change donc de tenue, enfilant un simple jean et débardeur brun. Je ne prends même pas la peine d’attacher mes cheveux. Cinq minutes plus tard, je suis en train de sonner comme une forcenée à la porte d’Anna, m’appuyant nonchalamment contre l’encadrement de la porte. C’est Monsieur enfoiré de service qui ouvre et mon coup de boule l’envoie valser dans l’appartement. Anna se trouve dans un coin du salon, une assiette et un chiffon à la main. Sans prendre de pincettes, je lui dis d’aller faire ses sacs et de prendre le nécessaire et ce qu’elle a de plus précieux, ce qui compte vraiment. Elle tourne les talons sans prendre la peine de ranger la vaisselle, un air déterminé sur le visage. Et en jetant un coin d’œil dans leur chambre, je remarque que ses sacs sont déjà faits. Visiblement, elle a pris mes conseils au sérieux tout à l’heure. Une fois les volets et la porte fermée, j’éteins la télévision pendant que monsieur jure et m’insulte en russe, me menaçant. Rien de nouveau jusque-là. Mais dès qu’il fait le moindre geste vers la section couteau du set d’argenterie, je dégaine mon propre couteau militaire et lui crèche la main, juste comme ça. Une serviette dans la bouche plus tard et le silence reprend ses droits.

Malheureusement, je n’ai pas tenu ma promesse à Hit-Girl, car je n’ai pas battu le record d’os brisé lorsque j’en avais fini avec lui. J’ai simplement appelé les urgences en leur donnant l’adresse, puis je lui ai bien fait comprendre que s’il essaie de retrouver Anna ou de s’en prendre à elle ou ses amis d’une quelconque façon, j’allais le retrouver et mettre une balle dans sa tête. L’instant d’après, Anna se trouvait à mes côtés dans ma Corvette et je composais le numéro de mon ancien partenaire, Isaiah Ross, celui qui gère ma toile malgré l’arrêt de notre partenariat. Quelques heures plus tard, Anna entre dans la maison de sa cousine dans le New Jersey, avec plusieurs hommes d’Isaiah chargés de garder les lieux pendant les trois prochains mois et le numéro de fixe de la maison de Clint (que je mets au courant de l’histoire entre temps). Et lorsque je passe récupérer la clé USB pour Fury à mon appartement à l’aube, ne prenant pas la peine de dormir avant d’enchaîner une journée, Liho m’attends sur le toit du garage, s’étirant comme si c’était une journée tout à fait normale comme les autres.

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Quand ça veut pas, ça veut pas... [pv Natasha]

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