Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)


Partagez | .
 

 Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Lun 8 Aoû - 13:49

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Trouver un corps sur un terrain vague, c’était tristement habituel pour la police de New-York. Non pas que les meurtres étaient plus légion ici qu’ailleurs, mais au vu de la quantité d’habitant dans la ville, ce n’était pas si étonnant que ça. Marcus avait l’habitude de s’occuper d’affaire de meurtre en tout cas et il savait parfaitement que ce n’était pas forcément évident. Quand un corps était trouvé en pleine rue, on pouvait croire qu’il y avait un moyen de trouver le coupable. Quand c’était sur un terrain vague, roué de coup comme c’était le cas présentement, il y avait peu de chance. Marcus n’avait pas envie de se montrer défaitiste d’avance, évidemment, mais il en avait vu énormément. Si le corps avait été abandonné de cette manière, c’était qu’il y avait peu de chance de remonter sur ses assassins. Les enquêteurs étaient sur le coup cependant, les recherches sur les lieux où se trouvait le corps étaient en cours. La famille avait déjà été prévenu du décès de l’homme, Marcus devait se contenter juste de récolter le plus d’information possible. L’homme était un PDG d’une grande multinational, avec beaucoup d’argent, il avait forcément des ennemis. Peut-être que quelqu’un avait eu envie de se débarrasser de lui, pour gagner de l’argent. Marcus n’avait pas envie de mettre la charrue avant les bœufs, mais il avait un peu le sentiment d’avoir vu énormément de fois cette situation. Mais ce crime ne devait pas rester impuni, comme aucun autre, la police allait mettre tout en œuvre pour trouver le ou les coupables. Marcus allait le faire en tout cas. C’était un peu son rôle après tout, de prouver que la police était capable de faire correctement son travail. Qu’ils n’avaient pas besoin de l’aide de justiciers masqués, par exemple.

Dans le cadre de son enquête, Marcus se dirigea donc vers la maison des Bathory, lieu de résidence de la victime. Le policier c’était renseigné évidemment sur la famille de l’homme, puisqu’il allait devoir les interroger. C’était toujours très délicat, mais en même temps il n’avait pas le choix. Sa femme et sa fille – puisque c’était la composition de sa famille – auraient sans doute autre chose en tête que l’envie de répondre à ses questions, mais il ne pouvait pas attendre très longtemps. Tant que l’affaire était fraiche, il fallait qu’il pose ses questions. L’homme arriva donc devant la grande demeure, clairement riche, de la famille et frappa à la porte. Ce fut une jeune femme qui ouvrit la porte et Marcus reconnu Miss Bathory, la fille de la victime.

« Bonjour, mademoiselle. » Commença-t-il, avant de reprendre assez rapidement. « Je m’appelle Marcus Williams, je suis inspecteur de police. » C’était important de se présenter, ce qu’il fit donc en montrant sa plaque à la jeune femme pour qu’elle ne puisse douter de son identité. « Je vous présente toute mes condoléances pour votre père. » il était sincère, mais il ne se doutait pas un seul instant que la jeune femme sous ses yeux ne méritait pas ses condoléances. « Est-ce que je peux entrer pour m’entretenir avec vous et votre mère ? »
Code by Gwenn

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Lun 8 Aoû - 19:57


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
C

assandre déposa un baiser sur le front de sa génitrice avant de quitter sa chambre, qu'elle ferma au passage à double-tour. Si la jeune femme ne passait que très peu de temps dans cette maison où elle avait pourtant vécu la majorité de sa vie, elle y faisait un tour régulièrement, le tout pour assommer sa génitrice de médicaments et faire en sorte que Mrs Bathory ne soit pas à même de constater les absences répétées de sa fille, et encore moins susceptible de prévenir la police de ses éventuels soupçons. C'était un jeu d'enfant, sa mère était une véritable loque, passive au possible. Elle l'avait toujours été. C'était M. Bathory qui vivait les choses, et elle elle suivait. Pitoyable. La jeune femme aurait peut-être dû envisager de lui réserver le même sort qu'à son défunt mari, mais deux morts sur les bras, ça aurait quand même été suspect. Un jour, peut-être, si elle se lassait de ce petit manège, elle mettrait en scène une ravissante scène de suicide. Mais quelle chance pour Mrs Bathory, ce moment n'était pas encore venu. Pour le moment, Cassandre ne se lassait pas de ces allers et venues réguliers, au contraire, elle trouvait ça follement amusant. Elle traversa joyeusement les différentes pièces et couloirs de l'imposante bâtisse afin de se rendre jusqu'au salon. Un ouragan aurait pu passer par là qu'on n'y verrait pas la différence. Et pour cause, l'endroit été ravagé. Si Cassandre n'avait pas rechigné à s'approprier allègrement la fortune dont elle avait hérité, les quelques biens matériels qui pouvaient lui revenir de droit également ne représentaient que des souvenirs déplaisants pour elle. Elle avait pris grand soin de tout détruire : objets brisés, tableaux éventrés, mobilier rayé et tagué, elle s'en était donnée à cœur joie.  Ça faisait un bon défouloir. Moins plaisant que la boîte cranienne de son paternel, mais agréable tout de même.

Elle était assise dans le salon, en train de siroter tranquillement une tasse de thé, quand elle entendit frapper à la porte. D'un pas léger, elle ouvrit la porte pour tomber nez à nez avec un officier de police. Eh oui, c'était prévisible. Cassandre n'éprouva ni crainte, ni besoin de se montrer prudente. Elle songea seulement que la conversation qui s'annonçait aurait tout du jeu le plus distrayant qui puisse être. Et ça ne faisait que commencer.

-Mais entrez donc, inspecteur
, dit-elle en ouvrant grand, se fichant bien que son interlocuteur découvre le foutoir qui régnait à l'intérieur. C'est la première fois que je vois un inspecteur de police en vrai, mais j'ai vu toutes les saisons des Experts, j'adore ce que vous faites, fanfaronna-t-elle tout en le conduisant dans le salon. Maman n'est pas là, mais vous n'avez rien contre un petit tête à tête, pas vrai ? Elle marqua une pause. Vous voulez du thé, je viens de m'en faire ?





code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Jeu 29 Sep - 14:54

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Marcus, quand il entra dans la maison des Bathory après l’invitation de la jeune Cassandre, ne put que se rendre compte du désordre ambiant de la maison. C’était un vrai carnage, au point que Marcus cru rêver sur l’instant avant de réaliser que c’était bel et bien vrai. On aurait dit un endroit complètement ravagé, ce qui était en fait le cas. Les meubles étaient cassés, rayés, tagué, il y avait des morceaux d’objet dans tous les coins, les tableaux ne ressemblaient vraiment plus à rien. Et ce n’était pas que l’entrée qui se trouvait dans cet état, mais apparemment une grande partie de la grande demeure avait connu les mêmes ravages. En tout cas, le salon dans laquelle Cassandre Bathory l’emmena en lui proposant, comme si de rien n’était, une tasse de thé. Marcus devait bien avouer qu’il était quand même choqué de voir une telle attitude, dans une telle maison, après le décès de Mr. Bathory. Marcus avait l’habitude de côtoyer des orphelins ainsi que des veufs et veuves, mais c’était bien la première fois qu’il vivait un instant de ce genre. Que les personnes qu’il voyait ne fondent pas en larme c’était normal, mais au point de sembler joyeux c’était quand même étrange. Surtout au point de plaisanter sur le fait qu’elle n’avait jamais vu d’inspecteur pour de vrai dans sa vie, mais qu’elle regardait très souvent une série télévisée. Le genre de série qui n’avait vraiment rien à voir avec la réalité (c’était sûr que les comics et les films, c’était quand même bien plus proche de la réalité).

« Heu, non merci ça va. » Répondit-il un peu pris de court quand la jeune héritière lui demanda s’il voulait boire une tasse de thé. « Vous avez été cambriolé ? »

C’était un peu la seule explication que l’inspecteur voyait à ce genre de ravage dans une maison. Soit ils avaient été cambriolés, ou quelqu’un était venu exprès ravager la maison. Et dans tous les cas, la jeune femme lui semblait quand même vraiment étrange, mais pas au point qu’il devine de suite qu’elle était justement responsable de ces ravages. Encore moins qu’elle était responsable de la mort de son père. La mère de la jeune femme n’était pas présente, en soit cela ne l’aurait pas vraiment dérangé. Il avait envisagé voir les deux femmes, mais il savait qu’en venant à l’improviste il y avait peu de chance qu’il les voit tous les deux. Mais la situation était loin d’être normale, alors forcément l’inspecteur ne pouvait pas s’empêcher de se poser des questions.

« Savez-vous où se trouve votre mère ? J’aimerais vraiment pouvoir lui parler également. »

Il pouvait difficile demander à Miss Bathory comment allait sa mère, se doutant quand même qu’elle ne devait pas forcément aller très bien après la mort de son père. Quoi que, l’homme serait peut-être un peu étonné, il s’attendait un peu à tout en voyant l’attitude de l’héritière sous ses yeux. Mais en même temps, il espérait vraiment qu’elle allait bien.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Jeu 29 Sep - 18:40


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
C

assandre, loin de donner d'elle une image de coupable ou honteuse, se contenta de sourire de toutes ses dents quand son interlocuteur lui demanda si la demeure avait été cambriolée, comme s'il venait de prononcer une farce pour le moins cocasse. Il est certain que quiconque entrait en ces lieux et faisait face à un tel capharnaüm ne pouvait que s'interroger, et l'héritière aurait pu se sentir mal à l'aise, prise sur le fait... mais ce serait compter sur le fait qu'elle était encore capable d'émotions et d'attitudes attribuables au commun des mortels, ce qui n'était plus le cas depuis un moment... depuis qu'elle avait croisé le chemin de David et qu'il avait totalement influé sur son existence, en somme. La jeune femme était donc sûre d'elle, et ne se laissa pas démonter à cette remarque. Elle attendit tout de même que le policier enchaîne sur la question suivante pour répondre aux deux interrogations toutes les deux en même temps. Là encore, elle ne se démonta pas une seule seconde, même si elle aurait pu culpabiliser, au vu du châtiment qu'elle faisait subir à sa génitrice, et s'inquiéter, étant donné qu'il suffirait à l'homme de monter d'un étage pour découvrir Mrs Bathory, dans un état au-delà du léthargique... Mais elle avait confiance en elle-même, elle n'avait pas peur, pas une seule seconde, et ce fut donc en toute confiance, laissant son sourire se dissiper légèrement mais sans se perdre tout à fait, son souvenir demeurant inscrit sur son visage, étirant légèrement ses lèvres fines.

-Ma mère...
commença-t-elle avant de laisser planer un léger silence, plus pour entretenir le suspense qu'autre chose. Elle ne va vraiment pas bien, vous savez, dit-elle en désignant d'un geste de la tête la pièce totalement mis à sac, prétextant de cette manière que sa génitrice était responsable de tout ce remue-ménage. Je crois qu'elle est en train de devenir un peu folle... ajouta-t-elle à voix un peu plus basse, ce qui était plus qu'ironique, quand on songeait au fait que c'était clairement la jeune femme qui était devenue folle depuis la mort de son père... Bon, avant, en fait. Avant, sans l'ombre d'un doute. ...depuis le décès de papa, elle est instable, ajouta-t-elle doucement. Elle est chez son psy, conclut-elle alors sur le ton de la confidence, pas peu fière de son mensonge improvisé. Elle en a bien besoin.

Elle aimerait bien parler de sa petite excuse avec David. Elle avait bien l'intention de lui en parler, d'ailleurs, dans l'espoir que lui aussi soit fière d'elle, de la façon dont elle parvenait à gérer l'enquête sur le meurtre de son père... elle ne cédait pas face à la pression - et pour cause, son esprit déséquilibré n'était plus à même de comprendre ne serait-ce que la notion de pression -, il ne pouvait qu'apprécier cela, non ?





code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Sam 3 Déc - 0:15

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Marcus ne pouvait évidemment pas entrer directement dans le vif du sujet, tant qu’il ne saurait pas ce qui s’était passé dans cette maison. Au vu du désordre qui y régnait, il y avait forcément un souci. Le policier avait donc envie d’en savoir plus et il fut heureux que Cassandre Bathory ne mette pas trop longtemps avant de répondre à ses questions. La jeune femme affirma que sa mère n’allait pas très bien. Marcus comprit ce qu’elle voulait dire, le fait qu’elle soit dans une passe difficile depuis la mort de son époux. Autant dire qu’il comprenait que c’était elle qui avait mis la maison dans un tel état. Ce qui était faux bien sûr, mais l’homme ne parvenait pas à voir le mensonge dans les propos de la jeune femme. L’héritière était une très bonne actrice, alors qu’elle lui expliquait que sa mère était chez son psychologue (alors qu’elle se trouvait à l’étage et qu’il pourrait très bien la trouver s’il prenait la peine de monter, mais il n’avait pas l’intention de le faire), il la croyait. Il pensait donc vraiment que c’était sa mère qui se trouvait dans un tel état et qui avait mis la maison sans dessus dessous. Marcus ne pouvait que comprendre que la mère de Cassandre soit perturbée, mais il devait avouer qu’il était quand même surpris d’une telle réaction, d’une telle envergure. L’homme ne savait pas trop ce qu’il devait en penser.

« Je vois. »
Dit-il doucement, prenant donc note de cette information. « Elle semble vraiment très perturbée effectivement. » Pour qu’elle arrive au point de faire tout cela, ce n’était pas qu’un psychologue qu’elle devrait voir. Mais en même temps, l’homme ne pouvait pas faire grand-chose pour l’heure, en dehors de conseiller la jeune femme. « Si j’étais vous, je ne me contenterais pas de la faire voir un psychologue. »

Elle avait besoin d’aide, c’était évident. Si elle se mettait dans des états pareil et qu’elle brisait à ce point les objets de sa maison, elle risquait évidemment de faire pire. Marcus ne pouvait pas s’empêcher de se dire que la femme devait quand même se mettre en sécurité (par exemple dans une institution). Mais ça, il n’avait pas son mot à dire et pour l’heure, l’homme avait surtout des questions concernant la mort du père de la jeune femme qui se trouvait sous ses yeux. Il aurait aimé pouvoir parler à sa mère aussi, mais pour l’heure elle allait donc se contenter du témoignage de l’héritière pour l’heure.

« Est-ce que je peux vous poser quelques questions concernant le décès de votre père ? »
A choisir, l’homme préférait largement ne pas laisser le choix à Cassandre Bathory, mais en même temps il ne pouvait pas la forcer non plus. Cependant, il ne pensait pas qu’elle allait refuser. Même si elle était quand même un peu étrange, elle avait une attitude un peu bizarre pour une jeune fille en deuil, mais ça ne voulait rien dire.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Sam 3 Déc - 9:57


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
C

assandre réprima son amusement du mieux qu'elle le pouvait quand elle devina que le policier face à elle accordait du crédit à sa version de l'histoire. Elle devait bien reconnaître que l'idée qu'il imagine sa mère responsable du carnage de la maison lui plaisait énormément, et elle n'était pas peu fière de son petit mensonge. Si elle n'avait su se contenir, elle aurait certainement explosé de rire, mais elle savait bien que ce n'était pas dans son intérêt. Son objectif le plus fort, depuis le décès de son père, était de profiter de la vie, et il est sûr et certain que ce n'était pas en s'envoyant elle-même derrière les barreaux qu'elle l'atteindrait de façon concluante, elle prit donc sur elle, simplement satisfaite de voir son mensonge trouver un accueil réellement favorable. Perturbée, sa mère ne l'était que par les circonstances et la folie manifeste de sa fille, la vraie perturbée de l'histoire, c'était bel et bien la jeune femme, mais cette dernière prendrait bien évidemment grand soin de faire bonne figure. Elle hocha doucement la tête, dans un fin sourire, quand l'homme s'exprima à mi-mot quand au fait que le soutien d'un psychologue ne suffirait sans doute pas pour le cas de Mrs Bathory : en somme, mieux valait l'envoyer en institut spécialisé. C'est sûr, la perspective était tentante : envoyer sa mère chez les dingues... Mais Cassandre avait beau être particulièrement atteinte, il lui restait un soupçon de raison, et cette raison la dissuadait d'une telle entreprise. Ce pouvait être dangereux pour elle, pour peu qu'on décrète que la mère n'était pas si dingue que ça, mais que la fille, elle, avait un sérieux grain... Elle préférait avoir sa génitrice sous contrôle à l'abri de la demeure familiale. Au moins, elle était sûre qu'aucun soupçon ne filtrerait hors de ces murs. Elle s'abstint du moindre commentaire à ce sujet, donc. Son geste pouvait laisser penser qu'elle allait effectivement y réfléchir, mais réflexion était en somme déjà faite, et elle ne pouvait nier savoir ce qui était le plus dans son intérêt immédiat.

Elle laissa donc à M. Williams le soin de reprendre la parole, ce dont ce dernier ne se priva pas, lui demanda si elle pouvait lui poser certaines questions au sujet de son père. Elle ne se sentait pas forcément d'humeur pour un interrogatoire (même si ce n'était pas exactement ce dont il s'agissait) mais ce qu'il y avait de (potentiellement) raisonnable en elle avait bien conscience que c'était le mieux à faire. Aussi hocha-t-elle de nouveau la tête. Mieux valait que ce soit elle qui réponde aux questions du policier que son légume de mère, après tout.

-Bien sûr,
approuva-t-elle d'un ton peut-être un peu trop enjoué de la part d'une jeune femme qui devait évoqué le décès de son géniteur "bien aimé". Que voulez-vous savoir ?

code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Lun 30 Jan - 20:22

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
La jeune héritière Bathory ne répondit pas à la remarque que le policier venait de faire concernant sa mère, sur son état psychologique. Non pas que Marcus attendait une réponse quelconque de la part de son interlocutrice, mais en même temps il s’attendait à plus de réaction. Bon, en même temps, Marcus n’avait pas du tout son mot à dire sur la situation, c’était à la jeune femme de gérer la manière dont elle aidait sa mère à surmonter le choc de la mort de son époux. Chacun appréhendait d’une manière différente d’un proche après tout. Il était évident que la mère de la jeune femme avait un problème, qu’elle devait être soignée, mais en même temps Marcus n’avait pas son mot à dire. En tout cas, la jeune femme fit tout de même un signe de la tête et l’inspecteur de police espéra que la jeune femme allait prendre ses remarques en compte et faire quelque chose pour aider sa mère. Pour l’heure, Marcus devait se concentrer sur la raison de sa venue dans cette maison. Il ne pouvait pas entièrement oublier ce qu’il venait de voir et sans doute qu’il reviendrait à la charge, si ce n’était pas maintenant, ça serait plus tard, mais pour l’heure il voulait se concentrer sur la raison de sa venue.

Et d’ailleurs, la jeune femme accepta de répondre à quelques questions sur son père. Elle était vraiment étrange. Marcus n’était pas spécialiste dans l’interprétation des comportements humains, il n’était pas un fin psychologue comme certain de ses collègues. Ce n’était de toute façon pas dans ses attributions, ce n’était pas son travail. Son travail, pour l’heure, c’était de récolter des informations, poser des questions. Même si quand même, il trouvait cette jeune femme très enjouée pour une personne qui venait de perdre son père. Mais si sa mère était dans le style à tout casser… elle réagissait peut-être autrement. Ça ne devait vraiment pas être facile pour les Bathory en ce moment, du moins c’était ce qu’il pensait. Mais en tout cas, l’homme devait faire son travail.

« Est-ce que votre père avait des ennemis ? »
Demanda-t-il alors, c’était une question un peu bateau sans doute, mais en même temps il était bien obligé de devoir poser cette question. Il se doutait qu’il y avait forcément quelqu’un qui en voulait à cet homme pour quelque chose, son meurtre donnait l’air d’un règlement de compte. Alors oui, il avait surement des ennemis, mais Marcus voulait surtout savoir qui. « Vous avait-il parlé de problème qu’il avait ? »

Et qui n’avait pas de rapport avec la jeune femme qui se trouvait sous ses yeux, cette jeune femme qui était tout simplement le meurtrier qu’il cherchait. La personne qui avait donné la mort à la victime, même si elle n’avait pas été l’investigatrice aux premiers abords de la situation. Mais bien sûr, tout cela, l’homme l’ignorait tout simplement. Il ne pouvait pas se douter une seule seconde que la personne qui avait tué l’homme était sous ses yeux.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Lun 30 Jan - 23:33


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
L

e dernier sujet de conversation dont la jeune femme puisse vouloir discuter, c'était son père. Il était devenu sa bête noire, et symboliquement, il représentait beaucoup de choses pour lui, mais absolument rien de positif. Il était l'homme qui l'avait trahie, l'homme qui l'avait abandonnée, l'homme qui l'avait humiliée, l'homme qu'elle avait tué. Elle le haïssait du plus profond de son âme. Elle était fière, vraiment, d'avoir mis fin aux jours de cet homme qu'elle considérait bien plus comme un tortionnaire que l'homme qui l'avait pourtant réellement kidnappée et torturée. Elle ne regrettait rien, non. Au contraire, elle mourait d'envie d'apprendre au policier face à elle, et avec force détails, dans quelles circonstances elle avait assassiné son géniteur. La jeune femme ne s'en serait peut-être même pas abstenue si elle ne songeait pas que ses aveux pourraient avoir des retombées terribles non sur elle (elle considérait avoir déjà avoir survécu à bien pire que la prison, elle le supporterait sans mal, même si M. Bathory ne méritait absolument pas qu'elle se sacrifie pour lui), mais sur David, pour laquelle elle serait prête à tout... Y compris à passer l'épreuve de l'interrogatoire... Elle s'ennuyait d'avance, de devoir répondre à toutes les questions de Marcus Williams. Mais bon, c'était un jeu dont elle connaissait les règles, et elle considérait bien le prendre pour tel. Il valait mieux, d'ailleurs. Marcus lui posa les questions d'usage, et Cassandre s'abstint d'éclater de rire. Est-ce que son père avait des ennemis ? Elle était bien bonne, celle-là ! Le nombre de ses ennemis ne se comptait pas sur les doigts des deux mains tant le requin Bathory avait fait des ravages autour de lui. Étant donné le peu de cas que son père avait fait même de sa propre famille, ça n'avait pas grand-chose de surprenant, au fond.

-Vous voulez que je vous dresse une liste de ses ennemis ?
demanda-t-elle, détendue. Sans doute trop détendue. Parce que dans ce cas, je crains fort que nous en ayons pour la nuit, et je suis convaincue que vous avez mieux à faire de votre soirée. Comme n'importe qui d'un tant soit peu sensé. Cassandre n'était pas sensée. Ou du moins, elle avait cessé de l'être depuis un bon moment, déjà. Il y avait un certain temps que toute pensée raisonnable avait déserté son esprit dérangé, c'est certain. Si bien qu'elle se disait que passer la soirée à énumérer toutes les raisons au nom desquelles tel ou tel individu haïssait son géniteur serait une manière assez cocasse de parachever sa soirée. Elle marqua une pause avant de reprendre la parole. Mon père ne me parlait jamais de ses problèmes, non, il aurait dû pour cela reconnaître mon existence, j'imagine que ça lui aurait demandé trop d'efforts. D'accord, ce n'était pas le genre de discours qu'il fallait tenir pour ne pas sembler suspecte... mais elle s'en fichait, en fait. Pour le moment, du moins. Mais je les connaissais quand même.

code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Sam 18 Mar - 18:19

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Marcus se contentait de poser les questions que tout inspecteur devait poser dans ce genre d’affaire. Il se doutait qu’en tant qu’homme d’affaire, Monsieur Bathory avait sans doute un sacré paquet d’ennemi. Mais bon, c’était la base, il devait poser ce genre de question. Cassandre, sa fille, lui affirma alors que s’il voulait qu’elle lui dresse une liste entière de ses ennemis, alors ils en auraient pour la nuit et elle était convaincu qu’ils avaient mieux à faire. Il y avait vraiment quelque chose d’étrange dans l’attitude de la jeune femme. Enfin, Marcus n’était quand même pas au point de la considérer coupable non plus, mais elle ne semblait pas particulièrement touchée par le décès de son père. Elle ne semblait pas vraiment le porter dans son cœur en fait. Évidemment, l’inspecteur de police ne connaissait rien de l’histoire de la famille Bathory, il ne pouvait pas juger ce qu’il voyait sans le savoir d’ailleurs. Et il n’avait pas l’intention de le faire, son but était évidemment de se montrer particulièrement professionnel et il osait croire qu’il était doué dans ce domaine. En tout cas, Marcus considérait que non, il n’avait pas mieux à faire que d’obtenir la liste des ennemis de la victime de l’affaire sur laquelle il planchait. Bon, ça c’était peut-être aussi parce qu’il n’avait pas vraiment de vie en dehors de son travail, ce que Mindy ne manquerait pas de le lui reprocher d’ailleurs.

Cassandre Bathory reprit alors pour affirmer que son père ne lui parlait jamais de ses problèmes, précisant que pour cela il aurait fallu qu’il connaisse son existence. Bon, cela se précisait, la jeune femme avait vraiment un sérieux problème avec son père. Elle avait visiblement des reproches à lui faire. Marcus ne manqua pas de noter cette information dans son esprit, comme il notait n’importe quelle information. Il décida, au moment de reprendre la parole, de se concentrer pour le moment sur la deuxième remarque de la jeune femme.

« Vous pouvez m’en dire plus sur les problèmes de votre père que vous connaissez mais dont il ne vous parlait pas ? »

Parce que ça c’était quelque chose qui l’intéressait évidemment. Parce qu’en soit, que le père de la jeune femme n’ait pas pris la peine de lui parler de ses problèmes, ce n’était pas ce qui l’intéressait. Ce qu’il voulait savoir, c’était ce que la jeune femme savait, ce qu’elle connaissait des problèmes de son père, qu’il ait eu envie ou non de lui en parler, qu’elle l’ait découvert seule ou non. Il avait envie de connaitre ces détails. Cependant, il ne put pas s’empêcher de revenir également sur un autre point.

« Vous semblez avoir énormément de reproche à faire à votre père. »

Ajouta-t-il alors, ce qui n’était pas une question, c’était une simple constatation. Une remarque, qu’il se faisait à lui-même et qu’il décidait de faire à haute voix. Dans le seul but de voir un peu la réaction de la jeune femme. Non pas qu’il puisse la considérer coupable, mais quand même.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Sam 18 Mar - 18:55


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
C

assandre avait beau ne plus avoir toute sa tête, elle savait très bien que cracher sur son défunt père comme elle le faisait, c'était prendre inutilement le risque d'apparaître sur la liste des suspects dans l'assassinat de son père. Mais elle n'y pouvait rien, c'était plus fort qu'elle. C'était libérateur, vraiment, que de parler aussi librement du ressentiment qu'elle avait à l'adresse de son géniteur. Et à dire vrai, si cela ne tenait vraiment qu'à elle, elle lui expliquerait en détails, là, maintenant, tout de suite, comment elle avait mis fin à ses jours. Mais elle ne pouvait pas mettre David en danger en racontant son histoire, donc peu importe, elle trouverait bien une parade, à un moment ou à un autre. Après tout, c'était encore relativement innocent, à ses yeux du moins, que de laisser entendre qu'elle n'aimait pas son père. N'importe qui d'un tant soit peu sensé ne pouvait aimer cette personne. Mais au final, est-ce qu'il n'était pas plus suspect de pleurer sans fin sur son cadavre que de rester insensible à sa mort. Un criminel normalement constitué ne réagissait pas comme ça... Eh oui, il est évident que Cassandre était tout sauf normalement constitué. M. Williams, qui n'avait manifestement pas envie de s'arrêter là, lui demanda évidemment quels étaient ses différents problèmes. Soit, elle n'éprouvait aucune difficulté de s'épancher là-dessus. Cela lui permettrait de mener l'enquêteur sur une fausse piste de son choix, le plus éloignée possible de David, tant qu'à faire. L'homme ajouta par après qu'elle ne semblait pas bien proche de son père, ou tout du moins qu'elle avait plus d'un grief contre lui. À ce sujet aussi, Cassandre avait bien l'intention de se lâcher, puisqu'on le lui proposait si gentiment, après tout.

-Vous savez, l'argent a tendance à rendre les hommes... malveillants.
Elle esquissa un léger sourire. Mon père n'avait d'yeux que pour ses affaires et les bénéfices qu'il en tirait. Il ne s'est jamais vraiment occupé de moi... Elle baissa les yeux. Bon, tant qu'à faire, s'il fallait jouer la case de la larmichette, autant le faire maintenant. J'aurais tout fait pour attirer son attention, et maintenant il... Elle marqua une légère pause, prit une grande inspiration. Elle savait qu'elle ne devait pas trop forcer le mélodrame non plus. Désolée... En tout cas, je sais qu'il prétendait avoir pas mal de soucis financiers dernièrement, malgré tous les fonds d'entreprise qu'il a détournés. Un mensonge. Cassandre était bien placée pour savoir que son père n'était pas à plaindre, qu'il était plein aux as. Elle jouissait bien assez de sa fortune pour que ça ne fasse pas le moindre doute. Il avait emprunté à plusieurs de ses clients, et de sacrées sommes.

Des clients pour lesquels ces emprunts seraient certainement vérifiables. Autant de suspects potentiels, donc.

code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Mar 16 Mai - 16:03

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Marcus voyait bien que la jeune femme sous ses yeux avait de nombreux reproches à faire à son père, mais il ne pouvait évidemment pas juger la situation avec le peu d’élément qu’il avait. Marcus savait bien que toutes les familles n’étaient pas parfaites et que parfois, il y avait des conflits. C’était peut-être le cas des Bathory. La jeune femme lui expliqua d’ailleurs que l’argent pouvait rendre les gens malveillants. Le policier ne pouvait pas vraiment dire le contraire, il avait quelques exemples en tête, même s’il ne fallait pas faire de généralité. Mais apparemment, Cassandre avait manqué de l’attention de son père. Marcus l’écouta sans rien dire, sans juger, se contentant de l’observer alors qu’elle semblait troublée par ce qu’elle disait. Elle aurait tout fait pour obtenir son attention. Il ne devrait sans doute pas le faire, mais Marcus commençait un peu à compatir avec la jeune femme. Cela ne devait pas être évident de perdre un père comme ça, encore moins quand c’était un père qui nous avait laissé plein de regret. Le policier savait parfaitement ce que cela faisait de père son père, mais il ne savait pas ce que cela faisait de le perdre alors qu’on n’avait tant de chose à regretter de sa part. Quand son propre père était mort, il savait qu’il l’aimait. Ça n’avait pas facilité les choses bien sûr, mais au moins Marcus n’avait rien à reprocher à son paternel, contrairement à la jeune femme sous ses yeux donc. Et avec les soucis de sa mère… ce n’était vraiment pas évident.

Marcus adressa un signe de la tête à la jeune femme quand elle releva son regard vers lui en s’excusant, ainsi qu’un léger sourire. Évidemment qu’elle n’avait aucune raison de s’excuser, il comprenait parfaitement sa réaction. Et forcément, le policier se faisait complètement prendre par son jeu d’actrice. Cassandre revint un peu plus en détails sur les ennuis de son père, qui ne semblait vraiment pas tout blanc. Marcus savait que dans ce genre de situation, c’était souvent un souci de vengeance et qu’ils allaient avoir beaucoup de mal à arrêter les meurtriers. Mais bon, il allait quand même chercher, même si en un sens ça allait peut-être juste brasser un peu d’air.

« Est-ce que vous pourriez me donner une liste de ses clients ? »
Demanda-t-il alors, espérant que ça allait être le cas, pour lui enlever une charge de travail en plus. Si la jeune femme lui donnait une liste des clients de son père, ça serait déjà ça de pris. Il n’aurait pas besoin de perdre trop de temps en recherche pour ça. Parce qu’il était évident qu’il allait devoir éplucher toutes les relations que Bathory avait avec ses clients. « Pas seulement à ceux qu’il avait emprunter de l’argent, mais à tous ses clients. »

Parce que Marcus n’avait pas spécialement envie de passer à côté d’une information crucial en se concentrant juste sur une partie des clients de l’homme. Même s’il savait d’avance que ça allait lui donner tellement de travail.
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Messages : 279

Compétence du personnage
Compétences:

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Mar 16 Mai - 20:35


Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
C

assandre était contente de son petit effet. Elle savait que parler de la rancoeur qu'elle avait nourrie à l'égard de son père pouvait la pénaliser et mettre son interlocuteur sur la piste, mais en même temps, être un semblant honnête pouvait aussi permettre d'écarter les soupçons. Son interlocuteur semblait en tout cas prompt à adopter le second cas de figure, c'est ce que laissait entendre sa réaction, en tout cas. Il lui donnait le sentiment de sincèrement compatir à son sort... il le pouvait, elle le méritait, mais quoi qu'il en soit, elle s'était parfaitement bien rattrapée depuis. Elle avait pris sa vengeance sur la vie, il s'avérait seulement, maintenant, qu'elle ne voulait pas en accuser les retombées de quelque manière que ce puisse être. Le policier semblait en tout cas bien vouloir suivre la piste que Cassandre lui offrait sur un plateau d'argent. Peut-être qu'il déduirait que ça ne mènerait à rien et insisterait trop, peut-être qu'il y trouverait un faux coupable, peut-être qu'il épuiserait cette liste et classerait l'affaire sans suite, ils verraient bien. En tout cas, la jeune femme avait le sentiment de ne pas s'en tirer trop mal quoi qu'il en soit. Il attendait d'elle qu'elle lui confie la liste de ses clients. Très bien, elle s'exécuterait donc, elle comptait bien faciliter le travail de la police, mais le faciliter dans l'optique de la conduire sur une fausse piste. C'était risqué, bien évidemment, très risqué, même. Car si le pot-aux-roses était découvert, ce serait elle qui en subirait les frais, mais ce n'était pas pour la déranger. Elle avait appris à vivre dangereusement... et elle avait appris à aimer ça, surtout. Elle prenait plaisir à cette conversation, en réalité, elle éprouvait l'agréable goût de l'adrénaline, et elle trouvait ça particulièrement grisant. Au-delà de grisant même.

-Bien sûr. Je devrais retrouver ses fichiers clients et pouvoir vous les transmettre.
Elle marqua une légère pause. Enfin, si ça ne vous dérange pas d'attendre un peu avant que je vous les envoie, je ferai au plus vite, mais je ne suis pas familière de ce genre de choses.

En gros, elle devrait fouiller les fichiers informatiques de son défunt père. Mais contrairement à ce qu'elle disait, elle n'aurait aucun mal à cela, elle avait commencé à y toucher et à en modifier les données qui pourraient être compromettantes pour les Death Demons il y a un moment déjà, elle tenait juste à les vérifier une dernière fois avant de les envoyer à son interlocuteur pour être sûr de ne rien communiquer au policier qui pourraient lui permettre de se rendre sur sa piste. Bien sûr, c'était risqué d'agir de la sorte, elle le savait, mais faire mine de coopérer avec les forces de l'ordre devrait lui apporter quelques bénéfices.

code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Inspecteur
Messages : 390

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   Ven 14 Juil - 20:04

Cassandre & Marcus
Parfois, le coupable est juste sous nos yeux.
Marcus appréciait vraiment l’aide de la jeune Bathory, qui acceptait de lui transmettre le fichier des clients de son père. Bon, en toute logique, la jeune femme n’avait aucune raison de l’empêcher d’avancer et donc de ne pas lui venir en aide, mais quand même. Avec ce genre d’affaire, le policier se méfiait quand même. Parce qu’il y avait, par moment, de la corruption ou autre chose. En tout cas, Marcus appréciait l’aide de la jeune femme, ne se doutant évidemment pas qu’elle était celle qu’il devrait arrêter. Même si elle ne manquait pas de lui sembler étrange par moment, il ne se doutait pas une seule seconde qu’elle était l’assassin de son père. Elle ne semblait pas être une criminelle. Elle aurait donc pu refuser de l’aider, mais ce n’était pas le cas. L’inspecteur ne savait pas si le fichier client allait vraiment l’aider, mais il ne pouvait évidemment pas négliger la moindre piste. Dans le doute, Marcus voulait y jeter un œil. De toute façon, dans ce genre de cas, il ne fallait vraiment pas négliger le moindre détail.

Cassandre lui demanda cependant un peu de temps avant de lui donner cette liste, parce qu’elle n’était pas familière avec ce genre de chose. L’inspecteur avait envie de croire que la jeunesse avait plus de facilité avec tout ce qui était informatique, mais en même temps si elle ne connaissait pas la manière dont pouvait marcher les logiciels de l’entreprise de son père, ce n’était pas non plus vraiment étonnant. Marcus n’en voyait pas de souci donc, même si encore une fois, il devrait sans doute se méfier. Parce qu’en laissant du temps à la jeune femme, il allait lui permettre de mettre encore plus à mal son enquête. Mais comment pouvait-il le savoir ? Il ne pouvait pas.

« Pas de problème, je comprends. » Affirma-t-il alors, avant de plonger sa main dans sa poche afin d’en sortir une carte de visite, qu’il tendit à la jeune femme. « Vous pouvez retrouver mes coordonnées dessus. » Son numéro de téléphone dans son bureau par exemple, mais aussi son adresse mail. « N’hésitez pas à me contacter dès que vous avez les fichiers et à me les envoyer. »

L’inspecteur avait l’espoir que cela ne trainerait pas trop quand même, qu’elle allait rapidement pouvoir lui envoyer ces fichiers. Comme cela, il allait pouvoir y jeter un œil très rapidement et pouvoir donc, peut-être, déjà enlever quelques directions de piste et se concentrer sur certaine. Pour le moment, de toute façon, Marcus partait de zéro. Pour le moment, ils avaient un cadavre sur les bras et ne pouvait pas savoir encore exactement comment les choses s’étaient déroulés. Ils devaient voir toutes les pistes, tout ce qui pouvait sembler avoir causé cette mort. Ils partaient donc de loin et cette enquête promettait énormément de travail. Ça ne faisait pas peur à Marcus, évidemment, il avait l’habitude de travailler sous pression. Mais quand même, il se rendait bien compte de la charge de travail. Et il fallait qu’il s’y mette rapidement.

« Si vous n’avez plus rien à me dire, je pense qu’il est temps pour moi de m’en aller. »
Code by Gwenn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Parfois, le coupable est juste sous nos yeux (Cassandre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» astuce :faire disparaître les poches sous les yeux au réveil
» Retoucher localement sous LR (yeux, dents, peau, etc.)
» Me spoissons nagent tous juste sous la surface de l'eau!!
» Que serais-je sans toi? [Fini] ^
» [Disney] Flubber (1997)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Infinity :: New York City :: Manhattan :: Résidences-