L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]


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 L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]

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MessageSujet: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Lun 21 Juil - 23:50


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen retira ses chaussures aussitôt de retour dans l'appartement familial. Elle avait dû se retenir de ne pas les enlever plus tôt, alors qu'elle arpentait les rues de Manhattan jusque chez elle. C'est dans des moments comme celui-là, alors qu'elle considérait ces centimètres démesurés de talons qu'elle s'était traînée sur près d'un kilomètre, entre le studio photo et chez elle, qu'elle songeait sérieusement à oublier le mannequinat. Elle était bien plus à l'aise dans ses escarpins un rien plus discret, et surtout, ne craignait rien des nombreuses ampoules qui lui recouvriraient sous peu la plante des pieds. Oui, dans ces moments-là, elle éprouvait comme une inclination à ... se plaindre. Quand bien même c'était toujours excessif... Après tout, ces séances photos ne lui demandaient ni beaucoup de temps, ni beaucoup d'énergie, et payaient suffisamment pour qu'elle puisse caresser le plus concrètement possible son rêve d'étudier dans l'une des plus prestigieuses universités du monde anglophone. Harvard ? Stanford ? Oxford ? Au moins, elle se rapprochait d'avoir le dossier scolaire ET les moyens financiers nécessaires,  puisqu'elle refusait d'en demander trop à ses parents (d'où ses sérieuses prétentions à une bourse d'étude suffisante, par ailleurs). fourrant ses pieds dans une paire de chaussons bien plus confortables, elle se dirigea jusqu'à la salle de bain, où elle s'appliqua à se démaquiller. Voilà, au naturel, elle se préférait déjà... ou avec le maquillage un rien plus discrets (faire plus discret que ce qu'on lui soumettait n'avait rien de difficile, il faut dire) qu'elle portait au quotidien.

Se sentant un peu plus Gwen, elle fit le tour de l'appartement, pour s'assurer de sa propreté. Sans être une maniaque obsessionnelle, la jeune femme appréciait que les choses soient bien rangées, surtout quand elle invitait quelqu'un à venir. Ses parents n'étaient pas là. Voilà une semaine qu'ils étaient partis tous les deux en vacance en Europe. Pour le père de la jeune femme, s'octroyer des vacances tenait de l'exploit, et la blonde avait très clairement encouragé ce voyage, assurant qu'elle prendrait soin de l'appartement en leur absence. Pour l'heure, elle n'avait pas failli à sa promesse, les lieux étaient impeccables, pas de fêtes surprises d'un goût douteux organisée en leur absence, elle avait été exemplaire. Elle ne s'octroyait que des visites qui avaient peu de chances de dégénérer, comme cet après-midi là, où elle avait proposé à Harry de passer chez elle. D'ailleurs, il devait s'agir de lui, qui sonnait à l'interphone. Elle s'empressa de déclencher l'ouverture de la porte d'entrée, avant de jeter au passage un oeil à son reflet dans le miroir du salon, restes d'une légère superficialité, qu'elle niait, mais là tout de même. Quand il sonna à la porte et qu'elle ouvrit à Harry, Gwen afficha un sourire qu'elle n'avait pas besoin de feindre. Harry était, après tout, son ami le plus proche, et toutes les occasions étaient bonnes pour se voir, surtout maintenant que les vacances leur en laissait bien plus de temps.

-Harry ! Entre, je t'en prie.
Elle déposa une bise sur sa joue avant de s'écarter légèrement afin de le laisser entrer. Comment tu vas ?





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mer 23 Juil - 2:48

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
L'année était enfin terminé et Harry était bien heureux d'être en vacances. Même si cela signifiait qu'il passait plus de temps encore chez lui, chez son père. Au moins, quand il devait aller au lycée, il n'avait pas besoin de traîner dans la maison des Osborns. Pourtant, nombreux étaient les gens qui l'enviait. Parce qu'il avait de l'argent, une grande maison, des domestiques. Aux yeux de tous, c'était agréable d'avoir tous cela. Mais ils ne se rendaient pas compte de la vraie vie de l'héritier d'Oscorp, ils ne se rendaient pas compte de ce qu'il devait vivre au quotidien. Le jeune homme, comme tout les jours, se leva et s'installa sur la table de la salle à manger. Les domestiques avaient posé différentes choses à manger sur la table et il n'avait qu'à se servir. Soit, un petit déjeuné en solitaire comme d'habitude. Il était où le tableau de la famille nombreuse et heureuse autour d'une grande table comme celle ci, à se raconter les derniers exploits du dernier, ou les coups de cœur de l'aîné. Harry soupira, se contentant de se servir une tasse de café. Il n'avait pas faim, comme d'habitude. On ne pouvait pas dire qu'il soit très épais, normal quand on voyait le peu qu'il était capable de manger lors d'une journée comme celle ci. Après avoir avalé sa tasse de café, le jeune Osborn s'était contenté de s'enfermer dans sa chambre pour travailler. Il n'avait rien de mieux à faire jusqu'à l'heure du déjeuner, où il allait faire l'effort de sortir pour rejoindre son père. Les deux hommes devaient manger ensemble à l'heure du midi, comme ils l'avaient convenu la semaine passé. Harry se demandait bien s'il allait y penser, ou s'il allait se contenter d'oublier comme d'habitude.

Il n'oublia pas leur rendez-vous non, il se contenta simplement de ne pas venir. Quand Harry arriva de nouveau dans la salle à manger, un des domestiques de la famille vint lui apporter un plateau de nourriture. Au regard de l'homme, le lycéen comprit immédiatement que son père n'avait pas l'intention de rentrer de son bureau pour passer seulement quelques minutes avec son fils. Le jeune homme savait bien qu'il ne devait pas en vouloir au domestique, il n'y était pour rien. Mais cela le rongeait de l'intérieur de savoir qu'il voyait plus son père que lui. Les yeux de l'héritier se porta sur une enveloppe posé sur le côté de son assiette, ce n'était que rarement bon signe.

Résultats médiocres de nouveau, remue toi.

Il ne fallut pas longtemps à Harry pour envoyer valser le plateau remplit de nourriture. L'année venait à peine de se terminer, son père avait sans doute reçu son bulletin. Il n'avait pas de si mauvaises notes que cela à ses yeux, mais évidemment cela ne convenait pas encore à son père. Rien ne lui convenait de toute façon. Sans se préoccuper du travail qu'il donnait aux domestiques pour ranger sa poussé de rage, Harry sortit de la salle pour se diriger vers l'entrée. Il attrapa rapidement sa veste avant de sortir de la maison et de rejoindre l'allée. Son chauffeur était déjà dans le coin, en avance comme d'habitude. Il savait que le jeune maître allait sortir et devait se douter qu'il partirait plutôt que prévu. Harry s'engouffra dans la voiture qu'il utilisait pour ses déplacements personnelles et se contenta d'attendre d'arriver à destination. Puisqu'il était en avance, le jeune homme attendit quelques minutes dans la voiture, observant l'entrée de l'immeuble où vivait les Stacy. Il ne pouvait espérer mieux que de voir Gwen en ce jour qui avait bien mal démarré et qu'il espérait allait mieux se terminer. Ce qu'il ne doutait pas au fond, elle avait le don de lui faire du bien. Quand l'heure fit enfin celle du rendez-vous, Harry sortit du véhicule pour se rendre devant la porte de l'immeuble et de sonner à l'interphone. Quand la porte se déverrouilla, il s'engouffra dans l'immeuble pour rejoindre enfin l'appartement de Gwen.

« Salut. » Dit-il dans un souffle alors que son amie venait déposer un baiser sur sa joue, en toute amitié. Il entra dans l'appartement, retirant sa veste. « Ça va... C'était comment ta séance photo alors ? »

Manière peu subtile de changer de sujet, mais la réponse à la question l'intéressait vraiment. Ils avaient parlé de cette séance photo la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Il n'avait pas oublié ce détail, il n'oubliait jamais rien la concernant.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Jeu 24 Juil - 0:01


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen sourit lorsque Harry mentionna la séance photo à laquelle elle s'était rendue un peu plus tôt. C'était à ce genre de détails, anodins en apparence mais qui avaient tout de même leur importance, que l'on reconnaissait les amis véritables aux simples camarades de route. Des "amis", Gwen en avait à foison, de vrais, peut-être pas autant, et peut-être aucun d'aussi sincère que Harry qui donc, même si elle l'avait seulement évoqué et surtout, pensé l'avoir ennuyé avec de telles futilités, avait pris la peine de se rappeler son rendez-vous. Dans des moments comme ça, elle réalisait pleinement la chance qu'elle avait de l'avoir et combien raison elle avait eu de l'aborder à l'époque, quand elle ne connaissait de lui qu'une réputation qui n'était en rien révélatrice de la personne qu'elle avait sous les yeux. Avec légèreté, elle lui apprit donc brièvement comment cela s'était passé. Il n'y avait pas grand chose à dire, de toute manière.

-C'était intéressant, leur studio est plutôt pro, tu sais, ils te font poser devant un fond vert, et tu sais jamais vraiment quelle image ils vont incruster derrière toi.


Elle songea à ajouter quelque banalités assez futile, comme ce ventilateur géant qu'on avait agité sous son nez pendant une heure et qui l'aurait limite enrhumé si cela avait duré quelques minutes de plus, ou encore parler de ses chaussures aux talons surélevés, et des ampoules qu'elle voyait déjà se profiler au sommet de ses orteils et sur la pointe de ses pieds, mais elle s'abstint. Même elle, trouvait cela d'une superficialité exaspérante. Elle savait qu'elle faisait ce que rêvaient beaucoup d'autres, mais à dire vrai, elle avait seulement tiré parti du don que lui avait fait la nature de ne pas être laide, en attendant ce n'était clairement pas ce qu'elle s'imaginait faire dans le futur. Elle n'ajouta donc rien sur le sujet, d'autant qu'il lui semblait qu'Harry n'était pas complètement dans son assiette, ou tout du moins préoccupé. Il lui avait certes dit aller bien, mais comme on le fait pour éjecter rapidement la question pour passer au sujet suivant... Ce qui signifiait peut-être que Gwen ne devait pas insister et se contenter de sa réponse ? Peut-être, et il était probable que c'était ce qu'il voulait, par ailleurs. Sauf que s'il était perturbé, par quoi que ce soit. Elle voulait le savoir. Elle était d'un naturel curieux, de manière général, mais plus encore d'un naturel soucieux quand il s'agissait de ses proches. En bref, il n'y couperait pas, si quelque chose le tracassait, elle voulait savoir, elle n'y pouvait rien, c'était comme ça. De toute façon elle ne pensait pas qu'il puisse foncièrement s'intéresser à sa séance photo, donc il n'était pas forcément nécessaire de s'appesantir dessus mille ans.

-Harry... tu es sûr que tout va bien ?


Voilà, elle l'avait demandé. S'il choisissait de ne pas répondre et de complètement occulter la question, peut-être ferait-elle l'effort de ne pas l'embarrasser davantage et de ne pas insister. Peut-être. Ou au moins un léger temps, avant de revenir à l'assaut. Que voulez-vous, on ne se refait pas.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Lun 28 Juil - 3:07

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
A chaque fois que Gwen lui disait quelque chose, Harry s'en souvenait. C'était comme cela, il n'y pouvait rien. Il ne cherchait pas spécialement à être bien, à se faire bien voir par son amie. Il s’intéressait tout bonnement à sa vie et à ce qu'elle faisait. Rien ne lui paraissait barbant chez cette fille, bien au contraire. Il la trouvait simplement formidable, intéressante et attachante. Cela faisait des années que ça durait, depuis le jour de leur rencontre d'ailleurs. Il n'avait pas fallu longtemps pour le jeune homme de tomber amoureux de son amie, même s'il devait se contenter de son amitié en retour. Il faisait avec, sachant bien sur qu'il ne pouvait pas en avoir plus, il n'en demandait même pas plus. Jamais il n'oserait avouer à Gwen ce qu'il pouvait ressentir pour elle, jamais il ne prendrait ce risque. Il avait bien trop peur de la perdre à cause de cela, de ne plus rien avoir du tout de sa part. Harry but donc les paroles de la jeune femme quand cette dernière lui parla de la séance photo qu'elle avait eu avant son arrivé.

« Ça devait être amusant, je me demande quel fond ils vont te mettre. »

Il était sincère vraiment. S'il y avait bien une personne avec qui il n'avait pas besoin de se forcer, c'était bien Gwen. Même si au fond, il trouvait qu'elle perdait du temps avec ces photos. C'était une bonne chose qu'elle fasse cela à coté des études pour gagner un peu d'argent, mais elle méritait bien que d’être une simple mannequin. Harry ne connaissait personne d'aussi intelligent qu'elle, même si Peter Parker n'était pas loin derrière. Le jeune homme mettait d'ailleurs sa main au feu que son père voudrait l'avoir dans son entreprise après le lycée, elle pouvait apporter énormément à Oscorp. Même si Harry n'avait aucune envie de voir sa meilleure amie travailler pour son père. D'ailleurs, son père n'allait pas tarder à entrer dans la conversation.

« Ca va. » Dit-il simplement en s'installant sur le sofa du salon de l'appartement. Evidemment, il n'allait pas très bien, il n'allait jamais très bien, et Gwen était toujours celle qui voyait ce genre de détail. Elle était d'ailleurs la seul à qui il daignait en parler. « C'est mon père, comme d'habitude. On devait manger ensemble ce midi, mais il ne s'est pas déplacé. Il s'est contenté de me donner un mot pour m'expliquer que mes résultats étaient nuls. »

Harry n'aimait pas se plaindre, ce n'était pas son genre, surtout concernant son père. Cela lui semblait débile de se plaindre simplement du comportement de son père alors que d'autres personnes vivaient pire que lui. Il n'avait quand même pas une vie trop à plaindre, mise à part son idiot de père. Mais il n'y pouvait rien, l'homme lui prenait la tête. Il était la seule ombre dans le tableau de sa vie.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Sam 2 Aoû - 11:25


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen n'aurait pas pu être dupe, si Harry avait insisté en affirmant qu'il allait bien, elle ne l'aurait pas cru le moins du monde. Elle le connaissait suffisamment bien, tout de même pour distinguer les moments où il était honnête avec elle des moments où il lui cachait des choses... Et quand il mentait, ce qu'il ne faisait presque jamais avec elle, ce n'était jamais sans raisons. La jeune femme ne put pas franchement dire être surprise quand elle apprit de quoi il retournait... C'était son père, une fois encore son père. Presque toujours lui. Si elle avait pu croire que cela puisse changer quoi que ce soit, nul doute que Gwen serait allé lui parler et aurait tenté de lui ouvrir les yeux afin qu'il prenne enfin conscience de la personne exceptionnelle qu'était son fils. Mais elle ne se leurrait pas, personne ne parviendrait à faire entendre raison à cet homme, qui en plus d'être un père absent et très exigeant lui semblait être extrêmement buté. De la part de quelqu'un d'obstiné comme Gwen, faire un reproche similaire à Mr Osborn pouvait sembler singulier, mais ce n'était pas d'elle qu'il était question, c'était du bien être de son fils, et elle remarquait bien qu'il souffrait de la situation. Pour cause, son père ne lésinait pas sur les moyens, quand il s'agissait de le rabaisser. Tenez, ce qu'il lui en disait était un exemple clair et net, ne pas accorder le moindre temps à son fils, l'accuser de résultats médiocres alors que – Gwen pouvait en attester – ils étaient loin de l'être... Tu parles d'un père aimant et respectueux de sa progéniture ! Quand elle découvrait de quoi le père de Harry était capable, Gwen se satisfaisait plus clairement de la vie de famille qu'elle avait. Elle pouvait lui reprocher, c'est vrai, de consacrer bien trop de temps à son travail et d'en négliger parfois sa femme et sa fille, mais au moins, il savait leur prouver qu'il les aimait. Gwen voulait croire que Norman Osborn aimait son fils, mais dans des moments tels que celui-ci, elle en doutait très clairement. La jolie blonde poussa un léger soupir compatissant.

-Je suis désolée...
Elle ne savait pas trop quoi dire d'autre, et ça l'agaçait. Gwen était ce genre de personnes convaincues que chaque problème peut trouver sa solution. Sauf que dans le cas de Harry, elle se trouvait face à une impasse. Tenir tête à Norman Osborn ? Oui, pourquoi pas. Avoir l'avantage sur lui ? Elle en doutait fortement. Tu sais, si tu veux un peu te changer les idées, tu peux toujours passer quelque jour ici. Au moins, elle pouvait lui offrir cette solution là. Sortir un peu de son climat habituel pour en retrouver un autre, certes plus humble mais peut-être aussi plus chaleureux lui ferait sans doute du bien. Mes parents ne seront pas là de la semaine, de toute façon.

C'était une proposition comme une autre, elle ne s'offusquerait pas s'il refusait. Mais le fait est que maintenant que l'idée était lancée, elle avait bien envie qu'elle se concrétise et regrettait même de ne pas l'avoir eu plus tôt. Cela lui éviterait de chercher par tous les moyens à s'occuper utilement durant l'absence de Mr et Mrs Stacy.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Dim 3 Aoû - 22:50

Gwen & Harry
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Il était plus qu'évident que les ennuis d'Harry Osborn tournaient forcément autour de son père. C'était toujours le cas en fait, c'était toujours son père qui lui causé des soucis. Sa vie serait tellement plus belle sans l'homme en réalité, qui prenait un malin plaisir à le rabaisser. Comme aujourd'hui, alors qu'il considérait qu'il n'avait pas eu d'assez bon résultat. Pourtant, il s'en sortait quand même pas trop mal. Evidemment, son bulletin était loin de ressembler à celui de Gwen, mais il n'était quand même pas à ce point médiocre. Enfin, c'était ainsi depuis sa naissance, cela n'allait pas changer prochainement. Les choses risquaient même de s'empirer avec le temps, Harry ne se doutait pas encore de ce qui était en train de se passer pour lui. Et heureusement, sinon sa vie serait bien plus chamboulée encore. Harry peinait à éviter de se confier à son amie, Gwen était la seule personne avec qui il parlait de son père et des problèmes qu'il avait avec lui. Beaucoup de personne l'enviait pour sa vie, parce qu'il était le fils et l'héritier d'un homme riche et puissant. Sauf qu'ils ne se rendaient pas compte de ce qu'il devait endurer au quotidien, Gwen le savait elle. Et elle le comprenait, du moins c'était ce que Harry pensait. Elle se montrait douce avec lui depuis toujours, ce n'était pas pour rien qu'ils étaient à ce point proche. Pas pour rien qu'il l'aimait.

Harry accorda un sourire à son amie, quand cette dernière lui dit être désolée. Il le savait, si elle pouvait faire quelque chose, elle le ferait à coup sûr. Sauf qu'il n'y avait rien à faire dans cette situation, personne ne pouvait le sortir de là. En réalité, le jeune homme avait vraiment hâte de terminer ses études et de pouvoir être enfin indépendant. Il pourrait ainsi se prendre un appartement et ne plus vivre avec son père, ne plus avoir l'homme sur son dos. Harry ne savait même pas pourquoi il espérait encore quelque chose de la part de l'homme. Il savait bien pourtant qu'il n'allait rien obtenir, rien n'avoir de lui. Une fois qu'il allait pouvoir s'en aller, il le ferait avec grand plaisir. Et alors qu'il s'imaginait déjà vivre loin de son père, le jeune homme fut surpris par la proposition de son amie.

« Oh Gwen, c'est gentil mais... » Il était plus que ravi de cette proposition évidemment, sauf qu'il se sentait gêné et ne savait pas réellement s'il devait accepter. Il avait envie forcément, l'idée de passer plusieurs jours en compagnie de la jeune femme était tout a fait plaisante. « Je ne veux pas m'imposer, ou que tu ai pitié de moi. »

S'il y avait bien une chose que jamais Harry ne souhaite voir dans les yeux de son amie, c'était de la pitié. Il n'aimait pas ce sentiment, surtout quand il était tourné vers lui. Harry savait bien que ce n'était pas le cas de Gwen, qu'elle ne se montrait pas gentille avec lui simplement parce qu'elle avait pitié, mais comme toujours il était peu sûr de lui.

« Tes parents sont partis en voyage ? »

Une chose que son père n'avait jamais fais, sauf pour le travail en réalité. Qu'est-ce qu'il rêvait d'une vie de famille normal.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mar 5 Aoû - 23:03


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen s’était attendu à ce qu’Harry ne lui réponde pas immédiatement par un «oui» franc et massif, elle le connaissait, à force, elle avait conscience qu’il fallait au moins le convaincre un peu, et ce n’était pas une perspective qui l’effrayait ou la dérangeait outre mesure. Elle adorait son ami, mais elle savait tout de même distinguer certains de ses défauts. Elle ne cherchait pas à y palier, parce qu’elle l’apprécierait moins sinon, mais au moins à combiner avec. Elle se trompait peut-être, mais elle pensait savoir mieux que lui-même ce qui était bon pour, lui, et c’était en ce nom qu’elle avait la ferme intention de lui forcer la main, que cela lui plaise ou pas, même si, très sincèrement, elle était convaincue qu’il voulait passer autant qu’elle ses quelques jours en sa compagnie. Ça leur ferait du bien, à l’un comme à l’autre. Ce grand appartement serait vide toute une semaine, il serait dommage de ne pas en profiter.

-Ils sont partis en Europe, oui.

Et Gwen devait bien admettre être un peu jalouse de leur petit périple. Curieuse, appréciant l’horizon culturel offert par ce continent outre Atlantique, elle aurait pris plaisir à visiter Paris, Londres, Madrid... mais elle l’avait bien compris, ses parents avaient besoin de se retrouver, et elle aurait été de trop. Mr Stacy était un mari aimant, un bon père, un policier exemplaire, il n’en demeurait pas moins que combiner le tout lui était parfois difficile. Sans en être au niveau du père de Harry, qui sacrifierait certainement son fils au nom de sa carrière, il se donnait tout de même à cent pour cent à son métier, à présent que les deux parents pouvaient profiter un peu d’être ensemble, la jeune femme n’avait pas l’intention d’interférer ou d’être le boulet accroché à leurs pieds. Elle avait dix-sept ans, elle n’était plus une gamine, elle savait se débrouiller.

-Dis oui, s’il te plaît !
dit-elle en battant légèrement des cils (il fallait savoir jouer de ses charmes, parfois). Que ce soit clair, ce n’est pas parce que j’ai pitié de toi, juste parce que je veux qu’on passe du temps ensemble.

C’était sincère. Non, elle n’avait pas pitié d’Harry. D’accord, elle compatissait à ses problèmes, mais ce sentiment d’empathie était relative à l’affection qu’il lui inspirait, ni plus ni moins. Il avait des problèmes, il avait besoin de soutien, eh bien, elle répondait présente pour lui. C’est ce que les vrais amis doivent faire, après tout. Et elle n’avait pas du tout à se forcer. D’ailleurs, à présent qu’elle avait en tête la perspective de passer la prochaine semaine en sa présence, tous les deux dans cet appartement, elle ne voulait pas y renoncer.

-La chambre d’ami est assez grande, si t’as besoin de t’isoler de temps en temps, tu ne te rendra même pas compte de ma présence.

Tous les arguments étaient bons pour le faire céder. Et elle en gardait plusieurs autres en poche si ceux-ci ne suffisaient pas. Mais le simple fait qu’il n’ait pas dit non d’emblée lui donnait bon espoir.







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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Jeu 7 Aoû - 16:58

Gwen & Harry
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Le jeune Osborn ne pouvait que se sentir gêner de la proposition de son amie, même si cela lui faisait également particulièrement plaisir. Harry appréciait réellement la présence de Gwen, alors s'il pouvait passer tout une semaine en sa compagnie, ce n'était que mieux. Sauf qu'il n'avait pas envie qu'elle ait pitié de lui, qu'elle lui propose cela simplement parce qu'il avait des ennuis avec son père. Evidemment, ce détail jouait dans cette proposition sans doute, mais il ne voulait pas que cela soit le seul motif. Comme à son habitude, le jeune homme manquait cruellement de confiance en lui, alors il avait tendance à voir le mal partout. Ce qui était parfaitement idiot, ça ne risquait que de l'empêcher de passer cette semaine avec la jeune femme. Par chance, elle était bien plus bornée et têtue que lui.

« J'ai toujours rêvé d'aller en Europe. »

On pouvait croire qu'en étant l'héritier d'un homme particulièrement riche, Harry aurait l'occasion de voyager très souvent. Mais ce n'était pas le cas, jamais son père ne lui permettrait de partir dans un autre pays. Cela arrivait à Norman de voyager pour le travail, mais jamais il n'avait emmené son fils avec lui. En même temps, ils ne faisaient jamais rien ensemble. Pourtant, Harry avait des rêves de voyages. Il envisageait même d'aller dans une université étrangère l'année prochaine, pour s'éloigner le plus possible de son père. Ce qui n'allait sans aucun doute pas être bien facile. Harry se doutait que Gwen aurait bien aimé suivre ses parents aussi lors de leur voyage, mais au moins elle avait eu le respect de laisser ses parents tranquille. En même temps, ses parents étaient tellement cool. Du moins, c'était l'avis peu objectif du jeune homme.

Harry ne put s'empêcher de rire un peu en voyant son amie battre des cils pour le convaincre d'accepter. Il ne fallait pas grand chose pour le convaincre, mais là c'était l'arme ultime. Le jeune homme se doutait cependant qu'elle ne se rendait pas compte de l'effet qu'elle pouvait avoir sur lui. Elle n'avait pas besoin de beaucoup plus pour le convaincre, mais le jeune homme décida de la laisser finir. Oui, il aimait bien la voir tenter de le convaincre.

« Ça va, j'aurais pas besoin de m'isoler je pense. » Dit-il tout en souriant. « Ok, je veux bien, mais c'est bien parce que c'est toi ! » Il jouait la fausse modestie évidemment, comme s'il ne faisait cela que pour la jeune femme. Il était plus que ravie de pouvoir passer du temps avec elle et loin de son père en plus. D'ailleurs, il faudrait bien qu'il le prévienne de son absence à un moment donné, qu'il aille récupérer des affaires chez lui. Il ferait cela sans doute plus tard, ou alors il demanderait à son chauffeur de le faire pour lui. Fallait que ça serve un peu d'être un fils d'homme riche quand même. « Bon qu'est-ce que tu veux qu'on fasse du coup aujourd'hui ? »

Etrangement, il venait de retrouver une parfaite bonne humeur. Il n'y avait vraiment que Gwen capable de lui faire un effet comme cela.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Ven 8 Aoû - 21:48


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M

ême si, à force de passer du temps ensemble, il semblait à Gwen qu'elle parvenait à plutôt bien cerner Harry, il lui arrivait parfois de regretter les parts d'ombre qui demeuraient encore. Ce n'est pas qu'il lui cachait quoi que ce soit, non, mais il était assez secret et réservé de nature, de sorte que, par moment, elle hésitait presque à percer la carapace, de crainte de l'incommoder. C'était apparemment l'un de ses critères de sélection, dans le choix de ses amis et des personnes qu'elle considérait comme dignes d'intérêt. Le mystère, souvent, l'exaspérait, mais en même temps, sans lui, sans rien pour piquer sa curiosité, elle se lasserait bien plus vite. C'est pour cette raison, qu'elle appréciait tant la présence de Harry. Pour cette raison tout autant qu'elle se montrait aussi intriguée par Peter... Oui, elle connaissait bien Harry, elle devinait ses états d'âme, mais quand ceux-ci venaient insidieusement ponctuer leurs conversations, Gwen ne savait jamais trop si elle devait se taire, compatir (ce qu'il n'apprécierait pas, elle en était convaincue), ou chercher à argumenter... Pour cette fois, elle décida de simplement se taire, quand il révéla son désir de partir en Europe de nouveau. Une fois de plus, elle devinait que ses envies d'évasions et de voyages étaient brimées par son père, ce père de l'influence duquel il ne pouvait se défaire. Quoi ? Attendre sa majorité. Ses 21 ans étaient encore loin, et quand bien même, Gwen doutait fort que le patron d'Oscorp laisse tranquille sa progéniture pour si peu.

Au final, mieux valait se concentrer sur un sujet plus concret et plus aisément réalisable. Notamment celui que la jeune femme avait de lui faire passer la semaine chez elle. Au final, elle n'eut pas à se montrer bien persuasive, et c'était tant mieux. Insister, oui, mais elle ne voulait pas non plus se montrer excessive ou envahissante. C'était peut-être lui qui envahissait son espace vital (et elle le laissait faire avec plaisir) mais elle qui envahissait son espace personnel, et là, elle devinait que cela pouvait être tout de même plus délicat. Enfin bref, il avait accepté. Il restait quelques détails à régler, bien sûr, cette décision prise sur un coup de tête nécessitait qu'Harry rassemble quelques unes de ses affaires pour rester chez elle (et il fallait espérer que M. Osborn ne s'en mêlerait pas, avec lui on ne sait jamais), mais c'était trois fois, rien, ils pouvaient toujours y réfléchir plus tard. En attendant, la demoiselle espérait parvenir à faire oublier ses soucis à son ami, et pour cela, il fallait qu'elle leur concocte un programme béton.

-Ça dépend de ce qui te tente le plus,
répondit-elle. On peut traîner ici, regarder des films, bavarder... Il y a un paquet de chips dans le placard qui ne demande qu'à être éventré. Sinon... on peut sortir, se promener, juste, ou bien se faire un ciné... Comme tu veux.

Elle n'était pas bien difficile, du moment qu'Harry y trouvait son compte. Cette semaine, il serait la priorité, qu'il le veuille ou non.






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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mar 12 Aoû - 20:42

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry n’était pas vraiment un grand bavard, surtout quand cela le concernait. Il n’aimait pas parler de lui, de sa vie, de ce qu’il ressentait. En réalité, il était plutôt discret sur tout ce qui le touchait directement. Cela pouvait se comprendre en un sens, on ne pouvait pas dire qu’il soit très bien dans sa peau. Son père était la principale cause de ses ennuis. Mais il lui arrivait parfois de sortir des phrases comme cela, comme le fait qu’il avait toujours rêvé d’aller en Europe. C’était le cas en effet et il ne l’avait jamais dit à personne jusque-là. Mais quand il se retrouvait avec Gwen, le jeune homme se lâchait bien plus. Parce qu’il se sentait bien en sa compagnie, parce qu’elle ne le jugeait jamais. Il était difficile pour les autres de comprendre comment le fils d’un homme si riche et puissant pouvait bien avoir des soucis dans sa vie, s’ils savaient. Enfin, il n’allait pas s’épancher plus sur ce rêve qu’il ne parviendrait sans doute jamais à réaliser, à moins qu’il ne parte faire des études en les universités européennes. Pour le moment, il devait simplement se contenter de profiter du moment présent. Surtout qu’il allait donc passer une semaine en compagnie de Gwen, chez elle, profitant de l’absence de ses parents. Cela ne pouvait donc être qu’une super semaine, un super moment. Elle était bien celle qui le faisait le plus de bien. Et pour l’heure, ils cherchaient ce qu’ils pouvaient bien faire.

« Je ne suis pas difficile moi tu sais. » En réalité, tous ce que la jeune femme lui avait proposés le tentaient bien. Finalement, quoi qu’ils fassent c’était très bien. Mais bon, le jeune homme se doutait bien que Gwen allait lui demander de choisir, donc autant faire un choix de suite. « Ca fait une éternité que je ne suis pas allé au cinéma, si ça te tente ! »

Le jeune homme ne pouvait même pas dire quel film il avait vu en dernier au cinéma, c’était tellement vieux. Alors, c’était une des choses qu’il avait bien envie de faire maintenant avec sa meilleure amie. Ils auraient de toute façon le temps devant eux pour faire un tas de chose. Une semaine, c’était court certes, mais s’ils mettaient le temps à profit ils pourraient faire vraiment plein de chose. Harry laisserait sans doute Gwen choisir la plupart du temps, il se contentera de la suivre. Après tout, quoi qu’il fasse, tant qu’il est avec elle ça lui va. Au moins, il se changeait complètement les idées et ce n’était pas une mince affaire. Il aurait le temps dans la journée de penser au fait qu’il devait rassembler ses affaires pour passer la semaine chez Gwen, ce n’était pas non plus complètement pressé.

« Mon chauffeur est dans le coin, il peut nous emmener où on veut. »

Puisqu’Harry avait eu l’intention, quand il était arrivé chez Gwen, de rentrer chez lui, l’homme avait reçu les instructions de rester dans le coin. Ainsi quand le moment de retour arriverait, il ne serait pas loin. Mais finalement, le chauffeur rentrerait seul. Peut-être qu’Harry allait même lui laisser l’occasion de prévenir son père à sa place ou qu’il ne le préviendrait pas du tout. De toute façon, Norman n’en avait que faire de ce qu’il pouvait bien faire alors.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Ven 15 Aoû - 14:43


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
N

on, Harry Osborn n'était effectivement pas quelqu'un de difficile, ou tout du moins, il ne l'avait jamais été en sa présence à elle. Elle aurait très bien pu leur imposer d'office le programme de leur journée que, elle était prête à le gager, il ne se serait pas plaint un seul instant. Ça ne faisait pas de lui quelqu'un de docile, un mouton suivant naïvement la masse, non, ça faisait seulement de lui un ami prévenant, qui plus d'une fois avait voulu faire passer ses intérêts à elle avant les siens propres. Et sur le sujet, Gwen ne s'était jamais posé la moindre question, ne devinant pas le moins du monde ce qui pouvait bien habiter le cœur de l'héritier Osborn. Cependant, cette fois, elle était fermement décidée à lui laisser le dernier mot, et à ne pas décider pour lui. Elle l'avait bien compris, Harry avait besoin de se sentir aimé et soutenu, et puisqu'il ne pouvait espérer obtenir une telle chose de la part de son père, elle allait s'en charger elle-même. Elle serait une amie tout à fait indigne si elle ne faisait pas ce moindre effort, après tout. Il ne se fit pas prier trop longtemps pour prendre une décision, optant pour le cinéma. Gwen sourit. À bien y réfléchir, cela faisait également très longtemps pour sa part qu'elle n'avait pas mis les pieds dans une salle obscure. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui pouvait bien être programmé. Mais en été, l'on trouve toujours l'un ou l'autre blockbuster pour occuper les esprits agités et leur faire oublier leurs tracas. Elle hocha donc la tête, et oublia même son pragmatisme habituel, ne cherchant pas même à regarder les horaires pour décider du film et de l'heure du départ. Ils décideraient sur le vif, et ce serait tout aussi bien, après tout. Il n'y avait pas de mal à se laisser surprendre, par moments, bien au contraire, et la jolie blonde s'en laissait trop peu l'occasion.

Harry évoqua alors son chauffeur, resté dans le coin, et qui pourrait les conduire. Dans ces moments, alors que l'instant d'avant, cela ne la frappait pas du tout, elle se rappela l'écart de classe qu'il y avait entre eux. Certes, la famille Stacy gagnait plutôt bien sa vie grâce au travail de son père, ils n'avaient pas à se plaindre. Mais ils devaient paraître considérablement pauvres en comparaison de la fortune colossale des Osborn. Gwen savait que beaucoup enviaient Harry pour sa richesse, ce n'était pas le cas de Gwen. Elle devinait la détresse au-delà du luxe. La demoiselle haussa les épaules.

-Ok pour ton chauffeur.
Approuva-t-elle, bien qu'un peu mal à l'aise à l'idée de ne pas se contenter de tout simplement prendre le bus. Se balader en voiture avec chauffeur faisait peut-être partie du fantasme de certains, pour sa part pas vraiment. On pourrait peut-être passer faire un saut par chez toi avant, comme ça tu récupèrerais tes affaires.

Et s'ils croisaient M. Osborn, elle parviendrait peut-être à le convaincre à lâcher du leste concernant son fils. On peut toujours rêver.






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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mer 20 Aoû - 17:01

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry était prêt à faire tous ce que Gwen aurait décidé de faire, il n'était pas du genre difficile. De toute façon, tant qu'il pouvait passer du temps en sa compagnie, cela lui allait. Elle pouvait même l'emmener faire les boutiques, cela ne l'aurait pas dérangé. Il se serait contenté de la suivre et de profiter de ce moment avec elle. Et ce n'était pas simplement parce qu'il était un mouton capable de la suivre. Il aimait simplement la voir épanouit, faire ce qu'elle aimait. Et quand elle aimait ce qu'elle faisait, lui était bien. Alors, cela ne l'aurait pas dérangeait qu'elle choisisse le programme. Mais, il la connaissait assez pour savoir qu'elle aurait envie qu'il décide lui même. Donc afin d'éviter de perdre plus de temps, il prit les devants. Et ils allaient pouvoir partir à l'aventure, puisque c'était exactement ce qui était en train de se passer. Harry fut un peu surpris de ne pas voir son amie se lever et aller de suite regarder les horaires du cinéma, elle se contenta simplement d'accepter. Ce n'était pas plus mal non plus de temps en temps, de se laisser simplement aller. Harry mentionna sans aucune gêne son chauffeur qui attendait dans le coin, puisqu'il était censé rentrer chez lui dans la soirée. Puisque l'héritier d'Oscorp ne savait pas du tout à quelle heure il devait rentrer, il avait été décidé que l'homme resterait dans les parages afin d'arriver rapidement quand Harry l'appellerait. Le jeune homme était habitué à ce luxe que lui offrait sa naissance, il ne faisait même pas réellement attention que cela pouvait être étrange. Il ne remarqua même pas vraiment le malaise de Gwen concernant ce petit tour en voiture, il trouvait cela normal. D'ailleurs, il passait plus de temps avec son chauffeur qu'avec son père.

Père qu'ils allaient peut-être croiser finalement. Harry perdit son sourire quand Gwen proposa d'aller récupérer des affaires chez lui avant d'aller au cinéma. En soit, l'idée était bonne. De toute façon, Harry allait avoir besoin d'affaire s'il voulait passer la semaine chez son amie. Sauf qu'il n'avait pas spécialement prévue que la jeune femme l'accompagne, il n'aimait pas vraiment l'idée qu'ils puissent croiser Norman Osborn. Même s'il y avait peu de chance pour qu'ils le voient, cela restait quand même possible. D'ailleurs, Harry n'avait même pas eu envie d'aller chercher ses affaires lui même. En somme, cette idée ne lui plaisait pas vraiment.


« Tu... tu es sûr ? » Harry marqua une pause, sa voix était plus tremblante qu'en temps normal. « On peut, peut-être, faire ça plus tard. Ou bien je me débrouillerais autrement. C'est pas la peine de perdre du temps en allant chez moi. »

Harry tentait de se montrer convainquant, mais quelque chose lui disait qu'il ne gagnerait pas de toute manière. Au fond, une fois qu'ils auraient fait cela, ils seraient tranquille. Mais le jeune homme n'aimait vraiment pas cette perspective que sa meilleure amie puisse croiser son père. Il n'avait pas confiance en Norman, il était capable de faire des remarques blessantes.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Ven 22 Aoû - 22:59


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
G

wen avait immédiatement compris, bien sûr, quels problèmes cela poserait à l'héritier Osborn que de retourner au domicile familial pour aller récupérer ses affaires. Cela signifiait potentiellement se confronter à son père, et la jeune femme comprenait et devinait aisément que moins le jeune homme voyait son géniteur, mieux il se portait. Soit. Mais elle avait bien l'intention d'insister tout de même. Pas pour contrarier son ami, non, elle avait tout de même plus plaisant à faire que de jouer avec ses nerfs, le pauvre, mais parce qu'elle considérait que ce serait ainsi une très bonne chose de faite. Ils n'y couperaient pas, c'était évident. Il n'allait pas passer une semaine entière sans ses affaires (quoi qu'il serait encore capable de tout racheter pour ne pas repasser par chez lui - il en avait les moyens, et il en avait sans doute eu l'idée, c'était ça le pire), et ce qui était fait n'était plus à faire. Et ce genre de réflexion, c'était un peu le moto de Gwen. On ne la voyait jamais reporter les choses au lendemain. Elle mettait toujours un point d'honneur à tout faire dans l'instant et à ne rien laisser à la merci du futur. Elle aimait quand les choses étaient strictes, cadrées, organisées. Et si une chose à faire pouvait se faire dans l'instant, alors elle n'aimait pas perdre de temps. C'était une part pratique autant qu'exténuante de sa personnalité, c'est un fait. Harry ne tarda pas à vouloir retarder l'échéance, mais la demoiselle était convaincue de sa décision. Ce serait de toute façon plus pratique pour Harry s'ils étaient deux à rassembler ses affaires, et même, peut-être cela l'aiderait-il à soutenir le regard de Norman Osborn s'il se trouvait à proximité. Les tâches les plus éprouvantes étaient toujours plus agréables à effectuer en bonne compagnie, non ?

-Oui je suis sûr.
Elle adressa un sourire à Harry. Allez ! Ça nous prendra cinq minutes, et après, on passera autre chose. Tu sera débarrassé. Et si jamais on croise ton père, bah... Elle se contenta d'un vague haussement d'épaules qui, en gros, pouvait signifier : "on avisera sur le moment". Puis, comme pour couper court à tout éventuel débat et pour empêcher son interlocuteur de lui opposer le moindre argument, elle se leva sur son séant et partit en quête de chaussures (confortables, cette fois, surtout pas ces horreurs à talons) et de son sac à main. Allez, en route !

Elle avait hésité à y ajouter un mot encourageant, sentant bien l'absence totale de motivation de la part de son ami, mais à quoi bon ? Ils ne se dirigeaient quand même pas dans une arènes remplie de lions sauvages (quoique Harry aurait peut-être préférés), ils se contentaient d'aller chez le jeune homme, sachant qu'il y avait 99,999% de chances pour que le paternel ne soit pas là, accaparé de travail qu'il était constamment. C'est bien simple, Gwen l'avait peut-être vu deux fois en tout et pour tout. Enfin bref, des encouragements n'auraient fait que dramatiser la situation. Autant préférer la prendre à la légère.






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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Dim 24 Aoû - 20:39

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Vraiment, sans Gwen, Harry n’aurait vraiment pas décidé de lui-même d’aller chez lui récupérer des affaires. Sauf que Gwen avait décidé qu’ils allaient se rendre ensemble chez lui pour cela, afin d’être ensuite tranquille et que le jeune homme ne voyait pas comment lui faire changer d’avis. Il savait bien que ce n’était pas vraiment utile de discuter avec la jeune femme quand elle avait une idée en tête, qu’elle pouvait se montrer particulièrement bornée. Et même si Harry avait du caractère, il en avait toujours moins qu’elle. Surtout qu’elle, il était incapable de lui refuser quelque chose de toute façon. Il essaya cependant de tenter une dernière fois d’éviter cette virée, mais Gwen était certaine de son coup. Harry fut curieux de savoir ce que la jeune femme espérait faire si jamais ils croisaient son père, mais elle se contenta de laisser sa phrase en suspens. Le jeune homme n’avait donc plus qu’à prier pour ne pas croiser Norman Osborn.

« Bon d’accord ! »

Se contenta-t-il donc de dire en se leva, en même temps que Gwen, pour quitter l’appartement où ils se trouvaient. Harry n’aimait vraiment pas cela, mais il ne pouvait de toute façon rien faire contre la jeune femme. Avec un peu de chance, ce que malheureusement il n’avait pas, l’héritier Osborn n’allait même pas tomber sur son père. Après tout, l’homme n’était pas venu déjeuner en sa compagnie parce qu’il était trop pris par le travail. Il y avait donc peu de chance qu’il se trouve chez eux en pleine après-midi, alors qu’il savait que son fils n’était pas dans les parages. Le jeune homme s’accrocha à cette idée pendant tout le trajet, où il ne put s’empêcher de parler peu. Il échangea quelques mots avec Gwen dans la voiture qui les menait chez les Osborn, mais il en aurait dit bien plus qu’ils n’avaient pas pris cette direction. Après quelques minutes, ils eurent la chance d’éviter le grand trafique, ils arrivèrent à destination.

La voiture s’était arrêtée devant la grande demeure où vivaient le père et le fils en compagnie de leurs domestiques. Harry ne se sentait jamais gêné de conduire quelqu’un chez lui, il trouvait cela normal. Il vivait un peu hors du temps concernant l’argent et ce qu’il obtenait depuis sa naissance. Il savait bien que c’était bien trop pour eux deux, mais il ne se voyait pas vraiment vivre ailleurs avec son père. Au moins ici, il ne le croisait pas à chaque fois qu’il venait. Le jeune homme attendit que le chauffeur vienne lui ouvrir la porte de la voiture et sortit en compagnie de Gwen toujours. Au fond, il était assez soulagé de la savoir avec lui, cela lui donnait un peu plus de courage. Même si bien sûr, il continuait de prier pour que Norman ne soit pas dans le coin. Quand ils passèrent la grande porte de la maison, un domestique s’approcha d’eux, saluant Gwen puis Harry.


« Je n’attendais pas Monsieur aussi tôt. » Tout en continuant son chemin vers sa chambre, Harry répondit à l’homme. « Je ne fais que passer, je viens récupérer quelques affaires, je vais m’absenter quelques jours. » Le domestique salua les deux jeunes gens avant de les laisser poursuivre le chemin seuls. Ils ne mirent pas longtemps avant d’arriver dans la pièce parfaitement ranger. « Je fais vite. » Dit-il en ouvrant son placard pour sortir son sac et le remplir de quelques affaires. Malheureusement, il n’avait pas entendu les autres pas dans le couloir et fut surpris quand la porte s’ouvrit, sur son père.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Dim 24 Aoû - 23:14


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
L

e trajet à bord de la voiture Osborn se fit dans un silence de plomb. Gwen n'aurait même pas su expliquer au nom de quoi cette absence soudaine de conversation. Elle devinait seulement que, pour sa part, l'impression de se retrouver dans un espace aussi guindé et peu familier la dérangeait un peu... elle supposait aussi que Harry devait appréhender de croiser son père, et que cela justifiait qu'il soit muet comme une tombe, ce genre de stress négatif n'aide pas franchement à la discussion... et par ailleurs, il était un rien communicatif. Si l'instant d'avant, Gwen avait été convaincu qu'elle saurait tenir tête au père du jeune homme s'il advenait qu'ils se croisaient, elle avait plus de réserves, à présent. C'est qu'à la simple manière dont Harry semblait redouter son propre père, l'on pouvait difficilement se sentir confiant à l'idée de le rencontrer. Mais en même temps, les chances pour qu'ils ne le croisent pas étaient plus élevées que celles de le rencontrer, non ? Dans tous les cas, et même si c'était elle qui avait eu l'idée, elle ne serait pas mécontente lorsque tous les deux aurait quitté la demeure des Osborn avec les affaires de Harry, et oublieraient jusqu'à cet épisode grâce à un bon film et un seau rempli à ras bord de pop corn. Ils arrivèrent devant l'imposante demeure des Osborn. L'on s'étonna de la présence du jeune homme, ce dernier précisa qu'il venait seulement chercher quelques affaires, qu'il reviendrait plus tard. Gwen le suivit jusqu'à sa chambre, où il rassembla quelques affaires. La jeune femme attendait, les bras croisés. Jusqu'ici, tout allait bien. Puis une porte grinça, des pas dans le couloir.

-Tu aurais pu me prévenir que nous avions de la visite.

Gwen sentit comme un frisson lui traverser l'échine, rien qu'à écouter la voix de l'homme vers lequel elle se retourna : c'était bel et bien Norman Osborn.
-Monsieur Osborn... dit-elle, un peu fébrile, ne pouvant s'empêcher d'être quelque peu mal à l'aise. Je me présente, Gwen Stacy. Elle lui tendit une main que M. Osborn toisa du regard sans la serrer. Je suis une amie de votre fils.
Mais c'était à peine s'il s'intéressait à elle, à la place, il tourna son regard en direction de son fils unique, en train de plier bagage.
-Tu t'en vas sans prévenir, maintenant ?
dit-il à l'adresse de Harry, d'un ton extrêmement, définitivement, et terriblement froid.
Gwen voulut répliquer. Après tout, elle avait eu dans l'intention d'aider Harry, de lui servir de soutien, si jamais ils rencontraient son père... Et maintenant qu'il était là, elle se sentait complètement impuissante. Pourtant, il lui en fallait beaucoup pour se laisser déstabiliser. Elle ne pensait pas que sa parole ait beaucoup de poids ou de valeur à l'égard du patriarche Osborn. C'était à peine s'il focalisait son attention sur elle, d'ailleurs. Elle aurait tout aussi bien pu être transparente. Rencontrer Norman Osborn n'était pas forcément simple. Rencontrer Norman Osborn alors qu'il était contrarié, n'en parlons pas.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Ven 29 Aoû - 22:59

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry n’avait pas envie de perdre du temps, parce qu’il savait que son père pouvait très bien se trouver dans la demeure. Même s’il le voyait peur, le jeune homme savait que Normal était régulièrement chez eux. La maison était simplement assez grande pour qu’ils s’évitent mutuellement. Il n’avait pas envie de prendre le risque de le croiser et il avait envie de partir rapidement en compagnie de Gwen. Il ne se sentait que mieux quand il se trouvait seul en sa compagnie, quand ils pouvaient s’amuser tranquillement. Cela ne servait à rien de perdre du temps. Sauf que même en allant le plus vite possible, l’inévitable arriva. Comme si Norman Osborn faisait exprès de se pointer dans la vie de son fils quand il n’avait pas envie de le voir. Alors qu’à l’heure du déjeuner, l’homme d’affaire n’avait pas jugé utile de venir voir son héritier, il venait tout juste d’ouvrir la porte. Harry commençait à se demander si son père n’avait pas sixième sens, quelque chose lui permettant de lui pourrir la vie. Ou alors il avait tout bonnement regardé les caméras de sécurité de la demeure. En tout cas, il se trouvait sur le pas de la porte et commençait déjà les hostilités. Harry ne dit rien alors que Gwenn prit la parole, s’approchant de son père pour le saluer et se présenter. Cependant, il serra des dents en voyant le peu de considération que son très cher père lui offrit.

« J’avais l’intention de te prévenir Père, j’allais te faire parvenir un message via ton assistant. » Le ton de la voix d’Harry était très sec, même si cette dernière tremblait légèrement. Il n’avait pas envie de se faire marcher sur les pieds par son père alors que Gwen se trouvait dans la même pièce qu’eux. Il regrettait amèrement d’être présent, d’être venu chercher ses affaires. Il le savait pourtant qu’ils risquaient de tomber sur son père, cela n’avait pas manqué. Il fallait maintenant qu’ils arrivent à quitter cet endroit sans trop de souci, sans que Norman Osborn rajoute son grain de sel. Sauf que la relation père, fils, était très complexe et qu’Harry ne pouvait pas s’empêcher de vouloir provoquer un peu l’homme d’affaire. « Gwen t’as salué et s’est présenté, tu pourrais au moins faire de même. »

Que Norman se montre odieux avec lui, Harry en avait l’habitude. Mais il n’aimait pas le voir se montrer à ce point froid avec Gwen, l’ignorer de la sorte. Elle ne méritait pas cela, alors qu’elle se montrait plus que polie. Et en même temps, le jeune homme n’avait aucune envie de s’attarder et souhaitait au plus vite s’en aller en compagnie de son amie. Alors il ferma son sac, dans lequel il avait mis assez d’affaire et s’approcha de Gwen, avant de tourner son regard vers son père.

« Nous allons y aller ! »

Il n’était pas question pour Harry de rester plus de temps en compagnie de son père, alors que Gwen se trouvait dans les parages. Cela n’allait sans doute pas lui plaire, mais tant pis.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Sam 30 Aoû - 21:32


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
C

omment pouvait-on en arriver là ? Comment un père et son fils pouvait ainsi oublier jusqu'au sens même de ce que "communication" devait être ? Elle avait du mal à le comprendre. Elle en avait vu, des adolescents faire des crises à leurs parents, elle avait vu des parents traiter leurs enfants avec beaucoup d'autorité, elle avait assisté à plus d'un dialogue de sourd intergénérationel, et elle-même y avait participé, mais rien qui puisse égaler la scène à laquelle elle était en train d'assister. Il y avait tant de froideur entre le père et le fils, une façon de se parler qui mettait Gwen extrêmement mal à l'aise, et tout à coup, elle regrettait amèrement d'avoir proposé à Harry de venir récupérer ses affaires. À la limite, il aurait mieux fait de s'acheter des affaires neuves (il en avait les moyens, non ? ). Avoir pensé qu'elle saurait tenir tête à Norman Osborn, à présent qu'elle l'avait sous les yeux, lui semblait complètement absurde. Oui, vraiment, d'une absurdité sans nom. Elle ne savait pas trop ce qu'elle devait faire. Tenter d'arrondir les angles ? Ou se montrer plus incisive, afin de soutenir les intérêts de son ami. Ou alors, et c'était là la solution qu'elle avait envisagé finalement, autant y aller et ne rien dire, même si cela signifiait que Harry passerait peut-être un sale quart d'heure à son retour au bercail. Lui demander de passer le reste de la semaine chez elle n'avait peut-être pas été une excellente idée non plus, finalement... Oui, autant y aller, comme le suggérait Harry, et tenter ensuite de résoudre la situation à distance. Sauf que rien n'est jamais simple à ce point.

-Tu conduis ton amie ici et tu ne lui proposes pas de boire quelque chose ? Je ne crois pas t'avoir élevé de cette manière...
répliqua toujours aussi froidement M. Osborn, retournant indirectement à son fils le reproche qu'il lui avait fait concernant son manque flagrant de politesse.
-Oh je... je ne veux pas m'imposer...
répliqua Gwen, toujours un peu mal à l'aise. Et c'était assez rare, chez elle, qu'elle sache si peu demeurer maîtresse de sa façon de parler. Elle pouvait être une oratrice redoutable, et maniait assez bien la rhétorique, mais cet interlocutrice-ci n'était pas comme les autres.
-J'insiste. répliqua-t-il d'un ton qui semblait tout à coup plus agréable, et qui pourrait donner l'impression qu'il était un homme avenant. J'exige de faire connaissance avec la jeune femme qui entends emprunter mon fils... Norman jeta un oeil aux affaires que Harry avait rassemblé en vue de son séjour chez Gwen, avant de poser son regard plus longuement sur Harry, justement... combien de temps, d'ailleurs ?

De toute évidence, leur intention de passer seulement en coup de vent dans la demeure Osborn était tuée dans l'oeuf. De toute évidence, la jeune femme s'en serait parfaitement abstenue. Mais après tout... c'était peut-être juste un mauvais moment à passer.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Jeu 4 Sep - 16:40

Gwen & Harry
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Harry n’avait qu’une seule envie à ce moment précis, celle de partir de sa maison. Il n’avait aucun désir de rester plus longtemps dans cette chambre en compagnie de son père, alors que Gwen se trouvait présente. Si elle n’avait pas été là, les choses auraient été différentes. Mais sa présence changeait beaucoup, le jeune homme ne voulait pas que son père se montre trop dur avec elle. Pour l’instant, il s’était contenté de l’ignorer et c’était déjà trop. L’adolescent n’avait donc aucune intention de traîner et annonça qu’ils allaient s’en aller. De toute manière, ils avaient des choses à faire. Les deux amis avaient prévu d’aller au cinéma, ils passaient juste rapidement récupérer quelques affaires pour le jeune homme. Si seulement, leur départ avait pu être juste simple. Mais c’était Norman Osborn dans cette pièce avec eux, pas n’importe qui. Harry n’avait pas manqué de montrer du doigt l’impolitesse de son père et ce dernier ne tarda pas à lui retourner le compliment. Le jeune homme serra des dents, alors que Norman mentionnait le fait qu’il aurait dû offrir à boire à son amie. Oh, lui offrir à boire n’était pas le souci, n’importe où mais pas dans cette maison, pas avec ce type dans les parages. Gwen tenta tant bien que mal de briser l’idée de Norman dans l’œuf, mais ce dernier insista. Le jeune homme ne savait pas vraiment ce qu’il pouvait répliquer devant les paroles de son père afin de leur épargner cela, il savait à quel point l’homme était têtu. Puisque Osborn avait décidé qu’ils allaient boire un verre ensemble, pour qu’il puisse faire connaissance avec Gwen, cela allait être le cas.

« Une semaine. »

Répondit-il rapidement à la question de son père, sur le temps de son absence. Il n’avait pas vu l’intérêt de lui demander l’autorisation avant, même s’il n’était pas encore en âge de prendre les décisions par lui-même. Logiquement, il était encore sous la tutelle de son père (et il aurait aimé que ça ne soit pas le cas). Mais bon, Harry demanderait des autorisations à Norman le jour où ce dernier allait prendre la peine de s’inquiéter de son sort, de faire autre chose que le remarquer simplement pour lui montrer les points négatifs de sa vie. Il semblait incapable de le comprendre, de le cerner. Sauf que de nombreuses choses pouvaient être cachées loin de la surface et le jeune Osborn ne s’en rendait pas encore compte. Un jour peut-être.

« Nous n’avons pas tellement le temps en réalité. » Reprit-il, tentant de ne pas parler d’une manière trop sèche. Il était capable de faire cet effort quand il avait envie de quelque chose, et ce qu’il avait envie maintenant c’était de partir. « C’est gentil, mais nous devons aller au cinéma. Cela serait dommage de rater la séance. »

Ils n’avaient même pas regardé les horaires, ni décidé de quel films ils iraient voir. Ils avaient prévu de voir les choses une fois sur place, mais cela Norman n’était pas au courant. Avec un peu de chance, il n’allait pas insister plus. Dans le cas contraire, ils ne pourraient pas y échapper.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Sam 6 Sep - 15:48


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen ne se sentait pas le moins du monde à l'aise au cours de cet échange qui opposait le père et le fils Osborn, si elle avait pu se trouver n'importe où ailleurs, elle aurait très certainement saisi l'occasion. Certes, ce n'était pas un mal qu'elle se trouve là, au final, ça lui permettait, d'une part, de soutenir Harry vis à vis de son père (ce qui ne l'empêchait pas de se trouver d'une inutilité crasse à l'heure actuelle, au point de se demander où elle avait mis cet aplomb et cette détermination qui lui étaient d'habitude caractéristiques), et d'autre part, de prendre la mesure réelle de ce qui se passait au sein de sa famille. La jeune femme n'avait jamais douté de son interlocuteur, quand il avait évoqué à elle sa relation plus que tumultueuse avec son père, mais c'était encore plus probant quand elle les voyait ensemble pour de bon. Harry faisait encore bon nombre d'efforts afin de se soustraire à la volonté de son géniteur, mais un regard en direction de Norman Osborn suffit à faire comprendre à la jeune elle que cela ne suffirait pas. D'ailleurs, le regard du père s'était posé sur elle, désormais, et s'y attardait avec beaucoup d'insistance. Elle se serait bien épargnée cela, tout comme elle se serait épargnée de supporter plus longtemps l'atmosphère oppressante de la demeure des Osborn, mais elle comprenait bien que ce ne serait pas possible. Norman Osborn avait l'air de ne vouloir faire que peu de cas des intentions de son fils unique.

-Vous pourrez toujours assister à la séance suivante.
répliqua Norman Osborn d'un ton mielleux au point d'en être inquiétant.
Gwen aurait aimé lui opposer un argument de type "c'est la dernière séance de la journée" ou autre, mais le fait est qu'elle n'en savait rien, puisqu'ils ne s'étaient même pas décidés quant au film qu'ils iraient voir. Tordu et maniaque comme il semblait l'être, le père de Harry serait bien capable de leur dénicher une séance plus tard juste pour les "garder" plus longtemps... De toute manière, elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'étaient les films en salle actuellement, elle avait pensé improviser complètement...
-...Si déjà je dois être privé de mon fils toute une semaine...

Gwen se retint, mais bien difficilement, de faire remarquer à M. Osborn que, si elle devait se fier aux dires de Harry, Norman ne constaterait sans doute pas la différence, mais elle savait pertinemment que ce ne serait pas rendre service à son ami. C'était ce qu'il y avait de frustrant dans la situation. Gwen voudrait bien sortir les griffes et employer tous les arguments à sa disposition pour pousser le père de Harry dans ses retranchements (même si ça ne devrait pas être simple, d'autant que Norman impressionnait très clairement la jeune femme), mais ce n'était pas elle qui, ensuite, aurait à subir ses foudres au quotidien.
Gwen préféra, au final, ne rien dire. Elle tourna son regard dans la direction de Harry, la décision reposait sur lui, au final. Si décision il y avait.
-Je vais nous faire préparer du thé.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Sam 13 Sep - 0:47

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry faisait tout pour qu’ils ne se retrouvaient pas à devoir passer du temps en compagnie de Norman. Le jeune homme n’avait aucune envie que Gwen passe plus de temps avec son père, il n’aurait jamais dû accepter de la conduire ici. Sauf qu’il pouvait faire tous les efforts possible, il se rendait rapidement compte que son père n’avait pas l’intention de de les lâcher. De toute façon, Harry avait compris depuis bien longtemps que son père était un homme têtu. Cependant, cela l’ennuyait de le voir lui porter à ce point de l’intérêt maintenant. En temps normal, il se montrait distant avec lui, il l’évitait même le plus possible. Comme le midi même, où l’homme n’avait même pas pris la peine de venir le rejoindre pour déjeuner. Et pourtant, il se trouvait dans cette chambre en train d’insister pour passer du temps avec son fils et l’amie de ce dernier. Rien que pour l’ennuyer, ça ne pouvait en être autrement. Harry se montrait sans doute trop paranoïaque, mais il ne pouvait pas croire aux bonnes intentions de son géniteur. Et le pire dans tout cela, c’était le regard que Norman lançait à Gwen. Oui, Harry était même jaloux de son père.

Le ton de son père, quand il prenait la parole, n’était vraiment pas le même que d’habitude. Autant dire que le jeune homme pensait réellement qu’il n’avait plus aucune chance. L’héritier d’Oscorp avait bien envie de répliquer d’autres arguments afin de les pousser vers la sortie. Sauf que Norman ne manqua pas de rajouter un détail qui l’empêchait clairement de rajouter quoi que ce soit. L’homme d’affaire était en train de jouer sur les sentiments pour les garder un peu, sur le fait que son fils allait s’absenter pendant une semaine. Comme si c’était la première fois que les deux hommes ne se voyaient pas pendant une semaine entière. Ils avaient beau vivre dans la même maison, il arrivait bien souvent qu’ils ne se voient pas pendant plusieurs jours. Harry ne faisait plus réellement d’effort ces derniers temps, parce que son père n’en avait plus fait depuis le décès de sa mère.

« Bon. » Le regard d’Harry se tourna vers Gwen, alors qu’il lui adressait un regard d’excuse. Il ne savait plus quoi dire pour leur empêcher de devoir partager ce thé en compagnie de Norman. « Allons prendre ce thé alors… »

Clairement, quand on connaissait Harry, il n’était pas difficile de voir la frustration, la déception et même la mélancolie dans sa voix. Alors qu’il n’avait qu’une envie passer cette fameuse semaine avec juste Gwen. Même s’ils avaient l’occasion de se voir très souvent, surtout quand ils étaient au lycée, ils n’avaient pas à ce point l’occasion d’être tranquille. Et la semaine semblait mal commencer, Harry se retrouvait à espérer de tout son cœur que Norman allait les laisser tranquille une fois ces tasses de thé partagées. Harry fit un signe à Gwen pour qu’elle le suive jusqu’au salon, où ils allaient sans doute partager ce thé. C’était quand même bien mieux que dans sa chambre.

« Je suis désolé… »
Dit-il discrètement à son amie.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mar 16 Sep - 23:13


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen aurait vraiment préféré pouvoir échapper à cette scène familiale terriblement désagréable, et encore plus au fait de la voir se prolonger, mais de toute évidence, ce n'était pas pour tout de suite. Elle allait donc devoir prendre cette tasse de thé en présence des Osborn père et fils... Ô joie. Elle aurait sûrement préféré aller voir l'un de ces films de gros bras chargés en testostérone qu'elle exécrait tant plutôt que d'assister à cela, et elle était convaincue que Harry aussi, mais soit. Ce n'était jamais qu'une tasse de thé, après tout. Il leur suffirait de la boire le plus rapidement possible, et de passer ensuite à autre chose. Après tout, il ne pouvait pas les retenir éternellement non plus. Ils avaient effectivement mieux à faire. Pour de vrai. Alors la jeune femme se contenta d'adresser à son ami un sourire qui signifiait "ce n'est rien" avant que de les suivre jusqu'au salon où ils prirent place. Bientôt, trois tasses d'un thé brûlant leur furent servies. Gwen prit la tasse entre ses mains, sans la porter encore à ses lèvres. Son estomac se serrait légèrement, elle éprouvait un sérieux malaise. Elle avait l'impression qu'il était parfaitement palpable, et c'était pire encore. Pendant plusieurs longues secondes, Norman, ne dit rien, il se contenta de la fixer ce qui, très franchement, n'améliorait pas son sentiment de malaise, bien au contraire. Puis, finalement, il prit la parole.

-Alors, Gwen, vous êtes dans la même classe que mon fils, j'imagine ?

Gwen hocha la tête, dans le fin sourire qu'elle parvenait à esquisser.
-Oui... Elle ne savait trop quoi dire d'autre, elle avait l'impression de perdre toute loquacité en présence de cet homme, qu'elle trouvait sérieusement intimidant, d'autant plus intimidant qu'il la vouvoyait, ce qui n'était pas fait pour briser la glace.
-Je saurais donc à qui m'adresser quand je voudrais avoir un rapport sur le comportement de mon fils en classe.
Gwen émit un rire léger. Elle-même ne savait trop s'il était en train de plaisanter (comme elle voulait croire que c'était le cas) ou s'il était sérieux. Dans le doute, elle préférait s'abstenir de tout commentaire.
-Oh Harry est un élève exemplaire, vous savez, il n'y aurait rien de répréhensible à vous rapporter.

Même si elle voulait croire en la plaisanterie, elle devinait que ce pouvait tout à fait vrai. Harry lui en avait dit suffisamment au sujet de son père, et son attitude à l'heure actuelle en disait long elle aussi. Alors elle préférait prendre immédiatement le parti de l'héritier Osborn. Si cela pouvait lui servir... Rien n'était moins sûr. Les êtres exigeants tels que lui semblaient tout simplement impossibles à satisfaire. À en demander toujours plus, on finissait inévitablement par en exiger trop. Et là, les choses se compliquaient. Quoi qu'il en soit, si elle devait choisir le camp du père ou celui du fils, elle n'hésiterait pas un seul instant, et même si l'homme l'impressionnait, ce n'était pas pour reléguer son meilleur ami au second plan, bien au contraire.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Jeu 25 Sep - 10:20

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry avait l'impression de vivre un cauchemar, il n'y avait pas pire scénario possible. Il aurait vraiment préféré pouvoir quitter la demeure sans que son père ne découvre qu'il était présent, sans qu'il ne sache qu'il était là. Ainsi, les deux amis auraient pu éviter cette mascarade. Oui, le jeune homme considérait cela comme une parfaite mascarade. Il savait bien qu'une absence d'une semaine de son fils n'allait pas toucher plus que cela Norman Osborn, après tout ils leur arrivaient souvent de ne pas se croiser de toute une semaine. Il était simplement en train de se jouer d'eux, surtout de son fils. Harry avait essayé tant bien que mal de partir, de faire comprendre à son père qu'ils n'avaient pas le temps. Il ne mentait pas en plus, ils n'avaient réellement pas le temps. Les deux amis avaient prévu d'aller au cinéma, ce n'était pas pour s'y rendre à la dernière séance de la journée. Sauf que tous les efforts de l'héritier furent vint, et ils durent se rendre dans ce salon pour partager ce thé. Foutaise, Harry en avait sérieusement assez de la comédie de son père. Pendant un moment, le silence s'installa entre les trois personnes, alors qu'ils étaient assis et que le thé venait d'être servit. Le jeune homme ne quittait pas des yeux son géniteur (il aimait à le considérer plus comme un géniteur que comme un père), quoi lui-même ne quittait pas des yeux Gwen. Il serrait des dents, se retenant de dire quoi que ce soit. Harry se sentait comme pris au piège, il n'avait pas envie de mettre trop en colère son père, afin d'éviter qu'il l'empêcher purement et simplement de se rendre chez Gwen pour la semaine. Parce que Norman avait quand même le pouvoir de faire une chose pareille.

Après ce moment de silence, Norman finit par prendre la parole, s'adressant directement à Gwen. Comme bien souvent avec son père, Harry avait presque le sentiment d'être invisible. Son père parlait de lui avec sa meilleure amie, comme s'il ne se trouvait pas dans la pièce à ce moment. Il ne demandait pas si les deux jeunes gens étaient dans la même classe, il demandait si elle était dans la classe de son fils. Autan dire que le jeune homme ne voyait pas vraiment d'un très bon œil de cet échange et les choses ne s'arrangèrent pas quand il mentionna son attitude en classe. Harry était persuadé que son père ne plaisantait pas, même s'il pouvait en donner un peu l'air. Norman était quelqu'un de très (trop) exigeant et il demandait le meilleur de son fils. Sauf que ce dernier pouvait faire tout son possible, cela n'était jamais suffisant. Des bonnes notes n'étaient pas la bienvenue, c'était des excellentes notes qu'il fallait, les meilleures notes. Autant dire que le jeune homme commençait à sérieusement croire que jamais il ne parviendrait à satisfaire son père, ce qui était sans doute le cas en réalité. Gwen prit sa défense cependant, annonçant qu'il était un élève exemplaire. Ce compliment tira un sourire chez Harry, qu'il tenta de camoufler en buvant une gorgée de son thé encore brulant. Il ne pouvait que se sentir heureux quand elle le complimentait, il aimait quand elle le faisait.


« Tu sais Père. »
Dit-il après avoir posé sa tasse de café. « C'est justement à cause de Gwen que je ne suis pas premier de la classe, elle est la meilleure. »

Est-ce qu'il faisait une erreur en disant cela, non il ne pensait pas sur le moment.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Mar 30 Sep - 22:49


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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uitter cet endroit. Et vite. Il y avait une telle tension dans l'air que c'était à peine supportable. La seule présence du père de Harry la plongeait dans ce malaise qui lui collait presque à la peau, une horreur. Elle avait l'impression de s'être laissée piégée. On avait fait tomber quatre murs solides tout autour d'elle, et il n'y avait pas la moindre issue possible. Elle savait que cela ne faisait pas longtemps qu'ils se trouvaient là, ensemble, mais mon dieu, que les minutes lui semblaient longues ! Elles s'égrénaient à lenteur d'escargot, et en son for intérieur, la jeune femme priait tout ce qu'elle pouvait pour qu'on mette enfin un terme à cet abominable supplice. C'est que n'importe quel sujet de conversation, même le plus banal de tous, s'accompagnait d'une ignoble tension affreusement palpable. Elle ne voulait pas parler de son ami et de ses résultats scolaires (même si elle considérait qu'il n'y avait absolument pas de quoi en rougir), elle voulait tout simplement passer un bon moment avec son meilleur ami. Et pour cela, il fallait que Norman Osborn ne soit pas dans les parages, c'était même une condition qui ne s'exprimait pas tant elle était valable d'office. Mais comment se débarrasser de lui et trouver le meilleur prétexte pour s'en aller, et emmener Harry avec lui ? Le contrarier, c'était craindre que le père s'offusque et s'agace. Et en même temps, abonder dans son sens, c'était passer de trop longues minutes en présence de cet homme qui la mettait profondément mal à l'aise.

-Au moins tu sais admirablement choisir tes amis. répliqua alors le père Osborn. Gwen se contenta d'afficher un rictus, mi-figue mi-raisin, avec lui, elle ne savait définitivement pas sur quel pied danser. C'était là l'une des choses qui la dérangeait le plus à son sujet. Elle ne savait pas sur quel pied danser, et c'était immensément perturbant.

Elle ne chercha même pas à répliquer, elle se contenta de tourner son regard en direction de Harry, dans l'espoir que lui, trouverait la parade pour les tirer de là. Mais elle doutait fort qu'il ait le moindre pouvoir sur son géniteur. Ou que grand monde en ait. Norman Osborn devait disposer d'un certain talent pour se débarrasser des personnes qui lui semblaient encombrantes, ou susceptibles d'avoir l'ascendant sur lui. Finalement, alors que la situation semblait désespérée, il semblait que la providence ait décidé de donner un petit coup de pouce aux deux amis, car le téléphone portable de Norman sonna. Il laissa à peine une sonnerie s'échapper, ne s'excusa même pas et, derechef, décrocha le combiné tout en se levant pour prendre son appel plus loin. Gwen ne put s'empêcher d'éprouver un profond sentiment de soulagement, et elle évita de pousser un trop large soupir, même si le sourire qu'elle adressa à Harry en disait long.

-Il faut qu'on se tire d'ici.
dit-elle d'un ton qui ne tenait qu'à moitié de l'humour. Non, vraiment, il fallait qu'ils se tirent d'ici. Quitte à prendre la poudre d'escampette tant que Norman avait le dos tourné, même si ce n'était pas son genre.





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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Ven 3 Oct - 13:47

Gwen & Harry
L'amitié, c'est sentir un mais rester deux.
Harry se sentait de plus en plus tendu, il n’avait pas envie de poursuivre cette conversation. Il ne savait pas comment réagir devant les paroles de son père, ne voulant pas augmenter encore plus la tension, mais ne pouvant pas non plus complètement se laisser marcher sur les pieds. C’était compliqué donc. Le jeune homme se demandait vraiment pourquoi son père tenait à ce qu’ils discutent ainsi, c’était tellement hypocrite. La dernière remarque de Norman mit de nouveau Harry mal à l’aise et il échangea un regard avec Gwen, sans savoir ce qu’il pouvait dire en plus. Harry laissa donc le silence s’installer jusqu’à ce que le téléphone de son géniteur se mette à sonner. Cela ne l’étonna même pas quand l’homme se leva pour répondre, sans même adresser la moindre excuse à ses interlocuteurs. Ils n’allaient pas s’embêter avec l’impolitesse du patriarche Osborn, ils avaient d’autre chose à penser. Harry voyait bien que Gwen était soulagée que l’homme se soit éloigné et ses paroles en disaient plus long. C’était le moment en effet, ils devaient en profiter pour partir maintenant. Harry fit un signe de tête à son amie avant de sortir son propre téléphone de sa poche, pianotant sur le clavier. Il venait d’envoyer un message à son chauffeur, afin de le prévenir de se préparer parce qu’ils partaient maintenant. Et quand Harry disait maintenant, c’était dans la seconde.

« Suis-moi ! »

Dit-il doucement, afin que son père n’entende pas, tout en se levant et attrapant la main de Gwen. Ce geste le mit légèrement mal à l’aise, mais il fit en sorte de ne pas le montrer. Ce n’était pas le moment de toute manière. Discrètement, le jeune homme entraîna son amie vers l’entrée de la maison Osborn. Apparemment, Norman n’avait pas remarqué leur départ et c’était tant mieux. Il était certain que cela n’allait pas lui plaire, mais Harry allait avoir une petite semaine avant de subir les foudres de son géniteur. C’était une bonne chose s’il pouvait les repousser. Pour le moment, ils devaient simplement s’enfuir de cet endroit. Les deux amis arrivèrent donc devant la porte de la maison des Osborn, ils purent rejoindre ensuite l’extérieur où se trouvait le chauffeur prêt à partir. Le jeune home ouvrit la porte de la voiture pour que Gwen puisse entrer, lui lâchant au passage la main. Et dans la foulée, Harry monta également dans la voiture et le chauffeur démarra. Il n’aurait jamais cru se retrouver un jour à fuir ainsi sa propre maison et son propre père. Et il devait bien avouer que c’était assez jouissif.

« Et bien ! Une bonne chose de faite ! »
Dit le jeune homme en reprenant son souffle et riant en même temps. Oui, il se sentait d’un coup bien plus détendu, bien plus zen et tout simplement bien plus heureux. Comme quoi, la présence de son père avait une très grande influence sur son état d’esprit. Comme la présence de Gwen également, mais dans un tout autre sens.

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MessageSujet: Re: L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux [pv Harry]   Sam 4 Oct - 20:37


L'amitié, c'est se sentir un mais rester deux
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wen ne savait pas trop si elle avait été sérieuse lorsqu'elle avait suggéré à Harry de prendre la poudre d'escampette, et au plus vite, tant que son père avait le dos tourné, sans doute un peu, pas complètement... C'est que la jeune femme avait vraiment envie de s'extirper de cette situation plus que délicate, parce qu'elle avait du mal avec la présence de Norman Osborn, qui l'impressionnait autant qu'il l'effrayait, et parce qu'elle voyait bien à quel point il mettait son fils dans cet état, et qu'elle n'aimait pas voir Harry mal à l'aise. Dans tous les cas, elle ne pouvait nier être satisfaite de la décision de l'héritier Osborn, elle se laissa entraîner tout naturellement hors de la demeure des Osborn, ne songeant pas un seul instant à lâcher la main du jeune homme jusqu'à ce qu'ils atteignirent la voiture où le chauffeur les attendait, la clé sur le contact, prêt à démarrer une fois les deux adolescents à l'intérieur. C'est avec un sourire satisfait que Gwen sentit la voiture s'éloigner, en direction du cinéma le plus proche. Ils ne savaient toujours pas le film qu'ils allaient voir, mais si ça n'avait déjà pas eu beaucoup d'importance au départ, ça n'en avait encore moins à cet instant. Elle voulait bien regarder le pire navet du monde, à cet instant, elle était sûr qu'elle pourrait y voir un chef d'oeuvre. Son regard se tourna vers Harry. Elle était soulagée de le voir plus détendue. Elle le préférait largement comme cela. Il était évident que pour son propre bien-être, il fallait qu'il parvienne au plus vite à s'extraire du giron paternel... Ce qui n'était pas une mince affaire, bien malheureusement.

-J'espère que ça ne va pas t'attirer trop d'ennui.
Dit-elle en enroulant ses mains autour de son bras, dans un geste qu'elle voulait apaisant.

C'est que pour le moment, ils pouvaient se satisfaire d'avoir fui Norman Osborn, et Gwen, qui sait, ne le reverrait pas avant un bon moment (pour être tout à fait honnête, elle l'espérait), mais à un moment ou à un autre, il faudrait bien que Harry, lui, retourne auprès de son père. Elle lui offrait une semaine de répit, mais que se passerait-il ensuite ? S'ils devaient subir les répercussions de ce qu'ils venaient tout juste de faire, une chose est certaine, elle s'en voudrait beaucoup. Pour le moment, ils considéraient l'un et l'autre, bien sûr, que c'était une bonne chose de faite, et Gwen ne pouvait qu'approuver les propos de Harry. Sauf que Norman Osborn, quoi qu'il en soit (et contrairement à ce que laissaient penser les apparences), était le père de Harry, alors ça donnait tout de même une perspective très différente à la situation.

Bon allez, dans tous les cas, ils pouvaient tout aussi bien ne pas y penser pour le moment et décider de remettre ces préoccupations à plus tard. Cela n'empêcherait pas Gwen, le moment venu, de soutenir son meilleur ami.  La voiture ralentissait, puis s'arrêter. Allez, un bon film (ou même un mauvais), ça leur ferait le plus grand bien, c'est certain !





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